Histoire du château d'Arlay et de son domaine viticole dans le Jura
Château d'Arlay : le plus ancien château-vignoble de France, entre ruines féodales et vin jaune
Rasé sur ordre de Louis XI en 1479, le château fort des princes de Chalon-Arlay a laissé place à une résidence du XVIIIe siècle, aujourd'hui entourée de 21 hectares de vignes en AOC Côtes du Jura.
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Au pied d'un éperon rocheux du Jura, les ruines d'une forteresse médiévale dominent encore le village d'Arlay, tandis qu'à leurs pieds s'étend l'un des plus anciens domaines viticoles habités de France. Entre le château fort rasé au XVe siècle et la demeure du XVIIIe siècle qui lui a succédé, l'histoire d'Arlay traverse sept siècles de pouvoir féodal, de destruction politique et de continuité viticole, jusqu'au vin jaune que produit toujours le domaine aujourd'hui.
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Une forteresse des princes de Chalon-Arlay
Dès le XIIIe siècle, le site d'Arlay appartient aux seigneurs puis barons de Chalon-Arlay, une puissante famille féodale de Franche-Comté qui portera plus tard le titre de princes d'Orange. Leur château fort, bâti sur un éperon rocheux surplombant le village, sera l'un des sièges de leur pouvoir jusqu'à l'extinction de la ligne directe : Philibert de Chalon, prince d'Orange, meurt en 1530 sans héritier.
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1479 : la destruction sur ordre de Louis XI
Le tournant de l'histoire d'Arlay survient en 1479. Après la mort de Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, le roi de France Louis XI envoie ses armées dans les anciens territoires bourguignons, dont la Franche-Comté. Le château fort d'Arlay est rasé durant cette campagne militaire. Il n'en subsiste aujourd'hui que des vestiges de remparts et de tours, qui dominent toujours le paysage depuis la colline, comme témoins muets de cette époque féodale.
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Du couvent à la résidence des Arenberg
Il faut attendre le XVIIIe siècle pour qu'une nouvelle demeure émerge sur le domaine, cette fois au pied de la colline plutôt que sur l'éperon fortifié. Vers 1770, l'ancienne résidence est aménagée à partir d'un couvent de Minimes, sous l'impulsion de la comtesse de Lauraguais. Le domaine passe ensuite par mariage à la famille d'Arenberg : Pauline-Louise de Brancas épouse en 1755 Louis-Engelbert, duc d'Arenberg. Après les troubles de la Révolution française, durant laquelle la propriétaire du domaine est arrêtée en 1794, c'est Pierre d'Arenberg qui reprend possession du château en 1825 et fait réaménager la résidence en 1830.
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Un vignoble continu depuis des siècles
Ce qui distingue Arlay des autres châteaux du Jura, c'est la continuité de son activité viticole, qui lui vaut d'être présenté comme le plus ancien « château-vignoble » habité de France. Le domaine cultive aujourd'hui 21 hectares classés en appellation Cotes du Jura, plantés de cinq cépages : le pinot noir, majoritaire, ainsi que le trousseau, le poulsard, le chardonnay et le savagnin. Cette dernière variété sert notamment à l'élaboration du vin jaune, spécialité emblématique du Jura obtenue par un vieillissement prolongé sous voile de levures. Le domaine produit également du macvin du Jura et du vin de paille, et exploite le vignoble en agriculture biologique depuis 2011.
Le parcours sur la carte
Carte de l’itinéraire
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