François Bonivard, le prisonnier de Chillon, et son mythe littéraire
Château de Chillon : la véritable histoire du prisonnier immortalisé par Byron
Sur les rives du Léman, le château de Chillon doit une part de sa renommée à François Bonivard, moine emprisonné six ans dans ses cachots, et au poème que Lord Byron lui consacra en 1816.
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En 1816, un poète anglais en exil visite un château médiéval planté sur un îlot rocheux du lac Léman. Dans ses cachots voûtés, on lui raconte l'histoire d'un moine genevois enfermé là près de trois siècles plus tôt. Lord Byron en tire un poème, Le Prisonnier de Chillon, qui va transformer durablement la réputation du château de Chillon et faire de François Bonivard, prieur rebelle devenu prisonnier politique, l'un des captifs les plus célèbres de l'histoire européenne.
Un cachot devenu lieu de pèlerinage littéraire
Byron ne s'est pas contenté d'écrire son poème : il aurait lui-même gravé son nom sur l'un des piliers des cachots de Chillon, geste devenu partie intégrante de la visite et symbole de l'attrait exercé par le château sur les voyageurs romantiques du XIXe siècle.
“Chillon! thy prison is a holy place, And thy sad floor an altar, for 'twas trod, Until his very steps have left a trace.”
Un château au cœur d'un réseau de monuments suisses
Chillon n'est pas le seul château de Suisse à avoir enfermé des personnalités encombrantes : à Gottlieben, en Thurgovie, un pape et un réformateur religieux auraient également été détenus au début du XVe siècle, dans un édifice aujourd'hui en pleine restauration.
Sources
