Madame de Sévigné, 400 ans : six châteaux pour suivre l'épistolière, des Rochers à Grignan

Portrait historique de Madame de Sévigné pour le 400e anniversaire de sa naissance, à travers les châteaux de Bretagne, de Bourgogne et de Provence liés à sa vi

Madame de Sévigné, 400 ans : six châteaux pour suivre l'épistolière, des Rochers à Grignan

Née il y a 400 ans, Madame de Sévigné a écrit ses lettres entre Bretagne, Bourgogne et Provence. Six châteaux pour la suivre, du manoir des Rochers à Grignan, où une exposition sur la mode du Grand Siècle est ouverte jusqu'au 31 mars 2027.

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Année Sévigné 2026

Le 6 février 1671, deux jours après le départ de sa fille pour la Provence, Marie de Rabutin-Chantal prend la plume. Elle ne la posera plus guère : deux ou trois lettres par semaine pendant vingt-cinq ans, plus d'un millier conservées, publiées après sa mort et devenues l'un des grands textes de la langue française. On l'imagine volontiers à Paris, dans les salons du Marais. Pourtant, une bonne part de cette correspondance a été écrite loin de la capitale, dans des châteaux de Bretagne, de Bourgogne et de Provence. En cette année du 400e anniversaire de sa naissance, et alors que le château de Grignan ouvre une exposition sur la mode du Grand Siècle, voici six demeures pour suivre la marquise, de la terre de ses aïeux à la collégiale où elle repose.

“Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable…”
Madame de Sévigné, lettre à M. de Coulanges, 15 décembre 1670, annonçant le projet de mariage de Lauzun et de la Grande Mademoiselle
Le manoir des Rochers-Sévigné près de Vitré, logis gothique flanqué de tours
Les Rochers, près de Vitré : le manoir breton des Sévigné, d'où la marquise a daté une grande part de ses lettres à sa fille. — Saga70, Wikimedia Commons, CC0

Le cercle de la marquise

Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan

1646 - 1705

Fille aînée de la marquise, réputée l'une des plus belles femmes de la cour, elle épouse en 1669 le comte de Grignan et le suit en Provence en 1671. Destinataire de l'essentiel des lettres de sa mère, elle est aussi la mère de Pauline de Simiane, par qui une grande partie de cette correspondance passera à la postérité.

Roger de Rabutin, comte de Bussy

1618 - 1693

Né au château d'Épiry, officier et membre de l'Académie française, il est le cousin germain et le correspondant de la marquise. Son Histoire amoureuse des Gaules lui vaut la Bastille puis un long exil en Bourgogne, où il couvre les murs de son château de Bussy-le-Grand de plus de trois cents portraits commentés.

Jeanne Frémyot, baronne de Chantal

1572 - 1641

Grand-mère paternelle de la marquise, mariée en 1592 à Christophe de Rabutin-Chantal, elle vit à Bourbilly jusqu'à son veuvage en 1601. Disciple de François de Sales, elle fonde avec lui l'ordre de la Visitation en 1610 ; elle est canonisée en 1767.

Christophe de Coulanges, abbé de Livry

mort en 1687

Oncle maternel et tuteur de la marquise après la mort de son grand-père en 1636, il gère ses affaires et l'accompagne dans ses séjours. Elle le surnomme « le Bien Bon » et lui fait bâtir en 1671 la chapelle octogonale des Rochers.

Organiser son automne sur les pas de la marquise

Sources

Pour aller plus loin