
Châbons
Château de Pupetières
Séjourna au domaine et y écrivit Le Vallon
→Membre de l'Académie française (1829) · Ministre des Affaires étrangères (1848)
Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète des Méditations poétiques puis homme politique de 1848, est l'un des rares écrivains dont l'œuvre peut se cartographier château par château. Le domaine de Pupetières, en Dauphiné, propriété de son ami Aymon de Virieu, lui inspire en 1819 « Le Vallon », publié l'année suivante dans le recueil qui lance le romantisme français. Saint-Point, forteresse médiévale du Mâconnais achetée en ruine par son père en 1801, devient en 1820, à l'occasion de son mariage avec l'Anglaise Mary-Ann Birch, la demeure familiale que le couple transforme dans le goût néogothique, et où il repose. Autour, le « pays lamartinien » du Mâconnais — Milly, Bussières, Pierreclos — fournit la matière de Jocelyn et des Confidences : au château de Pierreclos vécut Marguerite Michon, devenue la Laurence de Jocelyn. Sa fiche relie ainsi un réseau de demeures amicales, familiales et littéraires, où la frontière entre souvenir vécu et transposition poétique demande à être tracée avec soin.
Invité en 1819 par son ami Aymon de Virieu au domaine familial de Pupetières, près du Grand-Lemps, Lamartine y compose « Le Vallon », publié en 1820 dans les Méditations poétiques. Dans son commentaire, il décrit un vallon dauphinois fermé par les ruines d'un vieux manoir appartenant à son ami. Ce manoir sera reconstruit de 1861 à 1866 dans le style néogothique par Eugène Viollet-le-Duc pour le fils d'Aymon : le château actuel n'est donc pas celui que le poète a connu.
Château de PupetièresNaissance à Mâcon.
Son père achète le château de Saint-Point.
Séjour à Pupetières chez Aymon de Virieu ; composition du « Vallon ».
Publication des Méditations poétiques ; mariage avec Mary-Ann Birch à Chambéry ; installation à Saint-Point.
Élection à l'Académie française.
Publication de Jocelyn, inspiré du pays de Bussières et de Pierreclos.
Mort à Paris ; inhumation à Saint-Point.

Châbons
Séjourna au domaine et y écrivit Le Vallon
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La Motte-Servolex
Beau-frère de Vignet, séjours au château
→Prissé
Propriétaire vers 1833-1869
→Pierreclos
ami d'enfance des Michon, évoque Pierreclos dans Les Confidences
→Saint-Point
propriétaire à partir de 1820
→Péronne
propriétaire de 1842 à 1850
→Le chevalier de Pratz, père du poète, achète en 1801 le château médiéval de Saint-Point, alors à l'abandon. En 1820, Lamartine le reçoit en avance d'hoirie lors de son mariage à Chambéry avec Mary-Ann Birch, artiste anglaise apparentée aux Churchill. Le couple restaure et agrandit la bâtisse selon le goût anglais et néogothique de l'époque ; le château, resté dans la famille, abrite aujourd'hui un musée conservant le cabinet de travail du poète et les œuvres peintes par son épouse. Lamartine repose dans le caveau familial au bord du parc, avec sa femme, sa mère, sa fille Julia et sa nièce Valentine de Cessiat.
Enfant, Lamartine suit à Bussières les leçons de l'abbé François Dumont, qui deviendra son confident. Le château voisin de Pierreclos abrite l'enfance de Marguerite Michon de Pierreclau, dite Mademoiselle de Milly ; l'amour sans lendemain qui l'unit à l'abbé Dumont pendant la Révolution est transposé dans Jocelyn (1836), où elle devient Laurence. L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon évoque aussi la liaison du poète avec Nina Dezoteux, mère de Léon de Pierreclau, que Lamartine reconnut de fait. Ces épisodes, connus surtout par l'œuvre autobiographique du poète, doivent être lus comme des souvenirs recomposés.
1819 · Poème publié en 1820 dans les Méditations poétiques.
Châbons1820 · Château reçu en avance d'hoirie lors du mariage, transformé en demeure néogothique.
Saint-PointCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.