
Missiriac (La Morlaye)
Château de la Morlaye
propriétaire en 1779
→marquis de Kerfily · baron de Malestroit · duc de Sérent · pair de France · grand d'Espagne · lieutenant général
Armand-Louis de Sérent (Nantes, 1736 – Paris, 1822) est un officier et courtisan de l'Ancien Régime et de la Restauration. D'abord marquis de Kerfily, à Elven, il devient duc de Sérent, pair de France en 1814 et grand d'Espagne. Fils de Louis de Sérent et de Madeleine Charette de Montbert, il épouse en 1754 Bonne-Marie-Félicité de Montmorency-Luxembourg ; par ce mariage, il entre en 1770 en possession de la baronnie de Malestroit, que son beau-père le prince de Luxembourg avait achetée en 1764, et en reste le dernier baron. L'Inventaire du patrimoine le mentionne en 1779 comme propriétaire de la Morlaye, ancien manoir de Missiriac voisin de Malestroit ; selon la tradition locale, il y fait élever un château neuf avec des pierres prises aux remparts de Malestroit, ce qui fit scandale. Maréchal de camp en 1780, il devient la même année gouverneur des ducs d'Angoulême et de Berry, fils du comte d'Artois, les suit en émigration et rentre en France en 1814. Sa fille Anne, duchesse de Narbonne-Pelet, lègue plus tard Kerfily aux Charette.
La baronnie de Malestroit passe des Lannion au prince de Luxembourg, Anne-Léon de Montmorency, qui l'acquiert en 1764. Elle revient en 1770 à son gendre Armand-Louis de Sérent, déjà marquis de Kerfily, qui en reste titulaire jusqu'à la disparition des seigneuries. Cette baronnie lui donne une forte présence foncière dans le pays de l'Oust, en plus du domaine familial de Kerfily à Elven ; de là vient son lien avec la Morlaye, à Missiriac, aux portes de Malestroit.
Château de la MorlayeNaissance à Nantes.
Mariage avec Bonne-Marie-Félicité de Montmorency-Luxembourg.
Devient baron de Malestroit à la suite de son beau-père, le prince de Luxembourg, acquéreur de la baronnie en 1764.
Mentionné comme propriétaire de la Morlaye, à Missiriac.
Construction du château de la Morlaye, attribuée au dernier baron de Malestroit ; l'ancien manoir devient une dépendance.
Nommé maréchal de camp et gouverneur des ducs d'Angoulême et de Berry.
Nommé pair de France (4 juin), puis lieutenant général.
Mort à Paris.
Le manoir de la Morlaye est attesté dès 1427. Il passe ensuite aux Le Jeune, aux La Pommeraye, puis aux Birague au XVIIe siècle. L'Inventaire cite Armand-Louis de Sérent comme propriétaire en 1779 et date du dernier quart du XVIIIe siècle le château, l'ancien manoir devenant une dépendance. Infobretagne attribue la reconstruction au baron de Malestroit, qui aurait utilisé des pierres du rempart ; le site touristique départemental la donne à « Louis de Sérent, dernier baron de Malestroit ». Ce « Louis » ne peut être que lui : son père, Louis de Sérent, était mort en 1741, avant l'entrée de la baronnie dans la famille.
Entré au service à quinze ans, il fait la guerre de Sept Ans. Maréchal de camp en 1780, il devient la même année gouverneur des ducs d'Angoulême et de Berry. Pendant la Révolution, il conduit les princes à la cour de Sardaigne puis suit la famille royale en exil ; ses deux fils meurent pendant les guerres de Vendée. Rentré en 1814, il est fait pair de France et lieutenant général, puis créé duc. Il meurt à Paris en 1822.
1770 · La baronnie, acquise en 1764 par le prince de Luxembourg, revient à son gendre Armand-Louis de Sérent, dernier baron de Malestroit.
Malestroit (Morbihan)Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.