
Vogtsburg im Kaiserstuhl
Burg Höhingen
acquéreur · 1415
→margrave de Bade · margrave de Hachberg (1415) · Landvogt en Brisgau (1415)
Bernard Ier de Bade (1364-1431) est l'artisan de la consolidation territoriale du margraviat de Bade à la fin du Moyen Âge. Il règne d'abord avec son frère Rodolphe VII, puis seul à partir de 1391 ; le pacte successoral de 1380 conclu avec ce frère limite les partages et interdit l'aliénation des terres, avec des effets durables sur l'histoire badoise. Sa principale acquisition est l'achat, en 1415, de la seigneurie de Hachberg en Brisgau à son cousin Othon II, endetté, pour 80 000 florins : avec elle entrent dans le patrimoine badois des châteaux du Brisgau, dont celui de Höhingen au Kaiserstuhl. Souvent en conflit avec Strasbourg, le Palatinat et les villes du Brisgau, il meurt à Baden-Baden en 1431.
Le 25 juillet 1415, Bernard Ier achète pour 80 000 florins la seigneurie de son parent Othon II, dernier margrave de la branche de Hachberg, lourdement endetté. Pour l'historien Heinz Krieg, c'est le principal gain territorial du règne, qui étend durablement le domaine badois jusqu'au Brisgau. Le château de Höhingen, perché au-dessus d'Achkarren, passe à Bade à cette occasion ; la même année, le roi Sigismond nomme Bernard Landvogt en Brisgau.
Burg HöhingenNaissance, fils du margrave Rodolphe VI de Bade et de Mathilde de Sponheim.
Pacte successoral de Heidelberg avec son frère Rodolphe VII.
Mort de Rodolphe VII : Bernard réunit seul les terres badoises.
Guerre privée contre Strasbourg, réglée à Haguenau.
Achat de la seigneurie de Hachberg à Othon II pour 80 000 florins, avec Höhingen ; nomination comme Landvogt en Brisgau.
Le Palatinat lui impose de tenir Graben et Stein en fief.
Mort à Baden-Baden ; son fils Jacques Ier lui succède.
Le pacte de 1380 interdit de vendre les terres et limite les partages, acte que la NDB juge décisif pour l'avenir des pays badois. Seul maître après 1391, Bernard agrandit son domaine par achats, prises en gage et exercice rigoureux de ses droits (péages du Rhin, droits d'escorte). Cette politique l'oppose à Strasbourg, au roi Robert puis au Palatinat ; au concile de Constance, il se rallie fermement à Sigismond après la fuite de Jean XXIII.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.