
Saint-Langis-lès-Mortagne
Château de Prulay
paysagiste du parc vers 1804
→architecte de l'impératrice Joséphine (1805)
Louis-Martin Berthault (1770-1823), architecte, décorateur et paysagiste parisien actif sous le Directoire, l'Empire et la Restauration, est le concepteur du parc à l'anglaise du domaine de Prulay à Saint-Langis-lès-Mortagne (Orne) vers 1804, selon la notice Mérimée du domaine. Il y intervient pour le propriétaire du château néoclassique reconstruit après 1774 par Pierre-Isaac Poissonnier : cheminements sinueux, fabriques, statues, laiterie rustique, chapelle de style Directoire et pavillon de bain. L'attribution à Louis-Martin, et non à un autre membre de la famille Berthault, repose sur la mention explicite de son prénom dans la base POP et sur la biographie de l'Encyclopædia Universalis qui cite Prulay parmi ses restaurations de jardins du XVIIIe siècle.
La notice Mérimée décrit pour Prulay une composition paysagère attribuée à Louis-Martin Berthault vers 1804, faite de cheminements sinueux, d'édicules et de sculptures, avec une laiterie rustique, une chapelle de style Directoire et un pavillon de bain. Un blog local de patrimoine perchois mentionne aussi une orangerie, des statues et un moulin, sans citer de source primaire : l'information est à prendre avec prudence.
Château de PrulayPierre-Isaac Poissonnier, conseiller d'État et médecin de Louis XVI, achète le domaine de Prulay et fait reconstruire le château en style néoclassique.
Louis-Martin Berthault compose le parc à l'anglaise de Prulay : chemins sinueux, fabriques, statues, laiterie rustique, chapelle Directoire, pavillon de bain.
Berthault devient architecte de l'impératrice Joséphine, notamment à la Malmaison.
Le comte Aimé de la Rivière fait refaire en brique la façade du château de Prulay.
Plusieurs Berthault ont œuvré dans le bâtiment et la gravure (oncles Jacques-Antoine et Pierre-Gabriel). L'inventaire des Parcs et Jardins de France ne cite pas Prulay parmi ses réalisations, mais l'Universalis range Prulay parmi les jardins du XVIIIe siècle restaurés par Louis-Martin, ce qui, avec la notice POP, confirme l'identification.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.