
Aube
Château de Montaigu
Comtesse de Champagne, propriétaire avant 1314
→Reine consort de Navarre · Comtesse de Champagne et de Brie · Comtesse de Lancastre · Régente de Navarre et de Champagne (1274-1284)
Blanche d'Artois (vers 1248-2 mai 1302), fille de Robert Ier d'Artois et de Mahaut de Brabant, fut reine consorte de Navarre et comtesse de Champagne par son mariage avec Henri III de Champagne, puis comtesse de Lancastre par son remariage avec Edmond de Lancastre. Régente de Navarre et des comtés de Champagne, Brie, Troyes et Meaux de 1274 à 1284, elle est la mère de Jeanne Ire de Navarre. Elle est citée par des sources locales comme propriétaire du château de Montaigu (Aube) avant son passage au domaine royal en 1314 ; cette chronologie reste à éclaircir puisqu'elle meurt en 1302, et le lien exact (douaire, possession viagère ou simple mention de titre) n'a pu être vérifié dans une source primaire.
Veuve d'Henri III de Champagne, Blanche d'Artois avait été désignée régente par le testament de 1274. Les notices de la BnF et de Bibale lui attribuent le gouvernement de la Navarre et des comtés de Brie, Champagne, Troyes et Meaux de 1274 à 1284. Son remariage avec Edmond de Lancastre le plaça à la tête de l'administration champenoise jusqu'en 1284.
Château de MontaiguNaissance de Blanche, fille de Robert Ier d'Artois et de Mahaut de Brabant.
Henri III de Champagne la désigne par testament comme régente du royaume de Navarre et du comté de Champagne ; elle exerce la régence jusqu'en 1284.
Le château de Montaigu (Aube) est attesté par un compte d'entretien du castrum des comtes de Champagne.
Mort de Blanche d'Artois.
Selon les sources locales, Montaigu passe dans le domaine royal ; les sources consultées ne précisent pas comment Blanche y est liée entre 1284 et 1302.
Le site de la commune de Laines-aux-Bois et la notice Wikipédia indiquent que le château de Montaigu, attesté en 1251 comme castrum des comtes de Champagne, fut possédé par Blanche d'Artois avant de passer au domaine royal en 1314. Or Blanche est morte en 1302 : la mention doit probablement s'entendre d'une possession ou d'un douaire antérieur, mais aucune source primaire consultée ne le démontre, et une confusion avec une autre personne n'est pas exclue. Ce lien est donc à considérer comme non vérifié en détail.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.