
Salans
Château de Salans
baron, conseiller général du Doubs, remania le château au début du XIXe siècle (1785-1862)
→2e baron de Saint-Juan · conseiller municipal de Besançon (1824-1862) · conseiller général du Doubs (dès 1836) · membre de l'Académie de Besançon
Charles Desbiez, second baron de Saint-Juan (1785-1862), est le visage romantique du château de Salans (Jura). Héritier d'un manoir du XVIIe siècle acquis après la Révolution par son père, il l'agrandit d'ailes symétriques, fait élargir les fenêtres et transforme le parc à la française en parc paysager à l'anglaise, avec cascade, rivière serpentine, essences exotiques et roses. Conseiller municipal de Besançon pendant près de quarante ans et conseiller général du Doubs, il reçoit à Salans et dans son hôtel bisontin poètes, historiens et artistes, au premier rang desquels Charles Nodier et Charles Weiss.
Salans, manoir construit au début du XVIIe siècle par la famille Laborey (seigneurie acquise en 1626), est vendu après la Révolution au baron Claude-Alexandre Desbiez de Saint-Juan, père de Charles. Selon l'historique du château, c'est Charles qui lui donne son aspect néoclassique : ajout de deux ailes parfaitement symétriques, agrandissement des ouvertures pour gagner en lumière, et surtout métamorphose du parc en jardin romantique à l'anglaise d'environ trois hectares (cascade, rivière serpentine, espèces exotiques, roses). Le site du château le présente comme le grand architecte du jardin.
Château de SalansLa famille Laborey acquiert la seigneurie de Salans et y bâtit un manoir au début du XVIIe siècle.
Naissance de Charles Desbiez à Besançon.
Entrée au conseil municipal de Besançon, où il siège jusqu'en 1862.
Élu conseiller général du Doubs.
Mort de Charles Desbiez de Saint-Juan.
La famille Desbiez de Saint-Juan vend Salans.
Notable bisontin, Charles Desbiez de Saint-Juan recevait volontiers artistes et hommes de lettres, dont Charles Nodier et Charles Weiss, à la fois dans son hôtel de Besançon et à Salans. Le château, où passent aussi, selon les sources locales, Montalembert et l'historien Auguste Castan, devient un lieu de rencontre de poètes, écrivains et artistes. Ce rôle de salon se prolonge avec ses enfants, le poète Alexandre (1820-1863) et Marie (1822-1890), animatrice d'un salon littéraire et musical. La famille, ruinée, vend Salans en 1918.
Conseiller municipal de Besançon de 1824 à sa mort, conseiller général du Doubs à partir de 1836 (canton de Vercel selon Wikipédia), il est décrit comme catholique libéral de sensibilité orléaniste et aurait contribué à la fondation du journal Le Franc-Comtois. Ces éléments politiques sont issus de notices secondaires.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.