
Pluneret
Château de Kermadio
a séjourné au château et s'en est inspirée pour certains de ses ouvrages
→Comtesse de Ségur
Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur (Saint-Pétersbourg 1799 – Paris 1874), est l'auteure des Malheurs de Sophie, des Mémoires d'un âne ou du Général Dourakine. Son lien avec le château de Kermadio, à Pluneret (Morbihan), passe par sa fille Henriette et son gendre Armand Fresneau, qui acquièrent le domaine en 1860. La comtesse y séjourne à plusieurs reprises, s'y réfugie pendant le siège de Paris en 1870 et choisit d'être inhumée dans le cimetière de Pluneret, près de son fils Mgr Gaston de Ségur. Une tradition locale rattache ses romans au cadre de Kermadio, mais aucune source primaire consultée ne le démontre.
Kermadio entre dans l'histoire de la comtesse par le mariage de sa fille Henriette avec Armand Fresneau, figure du catholicisme légitimiste. Fresneau acquiert le domaine en 1860 ; Sophie de Ségur y vient depuis Paris, en descendant à la gare de Sainte-Anne-d'Auray. En 1870, elle y trouve refuge pendant le siège de Paris. L'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne décrit un château néoclassique du premier XIXe siècle, aujourd'hui transformé en hébergement touristique.
Château de KermadioNaissance de Sophie Rostopchine à Saint-Pétersbourg, fille du comte Fiodor Rostopchine.
Mariage avec Eugène de Ségur à Paris.
Armand Fresneau, gendre de la comtesse (époux de sa fille Henriette), acquiert le château de Kermadio à Pluneret.
Période de ses grands romans pour enfants : Les Malheurs de Sophie (1858-59), Mémoires d'un âne (1860), Le Général Dourakine (1863), Un bon petit diable (1865).
Elle se réfugie à Kermadio lors du siège de Paris.
Décès à Paris ; elle est inhumée à Pluneret, près de son fils Gaston ; son coeur est déposé à la Visitation, rue de Vaugirard.
Wikipédia affirme que Kermadio a inspiré Les Malheurs de Sophie, Jean qui grogne et Jean qui rit et Après la pluie, le beau temps. Les sources de l'Inventaire breton et de la société d'histoire locale ne l'établissent pas : seuls les séjours sont documentés. Les Malheurs de Sophie sont généralement rattachés à l'enfance de l'auteure, notamment aux Nouettes, en Normandie.
Morte à Paris en 1874, elle a décidé d'être inhumée à Pluneret. Sa tombe est très simple ; son fils Gaston, évêque, repose dans le même cimetière. La commune lui rend hommage (fresque à la bibliothèque) et le cimetière reste fleuri à la Toussaint.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.