
Thiberville
Château Lécuyer
commanditaire, fabricant de rubans · 1864
→Cyriaque Lécuyer est un fabricant de rubans normand du XIXe siècle, héritier d'une dynastie de rubaniers installée dans le Lieuvin depuis 1725. Il reprend l'entreprise familiale en 1851, à l'époque où elle compte parmi les premières maisons rubanières de Normandie, et fait édifier en 1864, à Thiberville (Eure), à proximité de ses ateliers, la demeure aujourd'hui connue comme château Lécuyer. Agrandie en 1894-1896 par l'architecte Rouvray, qui lui adjoint une véranda ornée de peintures japonisantes et de vitraux Art nouveau, elle est inscrite au titre des monuments historiques en 1999 pour cette seule véranda.
Cyriaque Lécuyer prend en 1851 la direction d'une entreprise familiale dont l'histoire remonte à 1725. Sous le Second Empire, la maison compte parmi les principaux rubaniers de Normandie. À Thiberville, la fabrique, spécialisée dans les rubans de coton et de lin, s'agrandit tout au long du XIXe siècle ; elle employait déjà 35 métiers et une quarantaine de personnes en 1847.
Château LécuyerOrigine de la maison Lécuyer, fondée par Robert Lécuyer, l'une des premières rubaneries de France, à Drucourt (Eure).
Cyriaque Lécuyer reprend l'entreprise familiale, qui devient l'une des principales manufactures de rubans de Normandie sous le Second Empire.
Construction à Thiberville, près des ateliers, de la demeure de Cyriaque Lécuyer, fabricant de rubans.
Agrandissement de la demeure par l'architecte Rouvray, avec création d'une véranda ; peintures sur toile réalisées en 1896-1897 et vitraux d'inspiration Art nouveau.
Une nouvelle usine employant des centaines d'ouvriers est active à Thiberville selon l'histoire de l'entreprise.
Inscription au titre des monuments historiques de la véranda de la demeure dite château Lécuyer.
La demeure bâtie en 1864 voisine avec les ateliers, selon un modèle fréquent de résidence patronale. La campagne de 1894-1896 conduite par l'architecte Rouvray ajoute une véranda dont les grandes toiles de 1896-1897 s'inspirent d'estampes de Hiroshige, associées à des vitraux Art nouveau. Les ateliers et la cheminée ont disparu après l'arrêt de l'usine entre les deux guerres, mais la demeure et son parc subsistent.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.