
Treillières
Château du Haut-Gesvres
commanditaires du château en 1837
→Député de la Loire-Inférieure
Élise Haentjens et Pierre Joseph Maës forment un couple nantais lié à la bourgeoisie maritime du XIXe siècle. Lui, négociant, armateur et colonel de la garde nationale, fut député de la Loire-Inférieure entre 1830 et 1837. Elle, fille de l'armateur d'origine néerlandaise Mathias Haentjens, apporta en héritage une partie du domaine de Gesvres à Treillières. Ensemble, ils firent édifier en 1837, au lieu-dit La Rivière, le manoir devenu le château du Haut-Gesvres, vendu en 1861 à Edmond Doré-Graslin puis agrandi de deux ailes en 1867.
Pierre Joseph Maës est négociant à Nantes, port alors dominé par l'armement colonial. Il épouse Élise Haentjens, fille de l'armateur d'origine néerlandaise Mathias Haentjens. Cette union associe un réseau commercial et un patrimoine foncier, à l'origine de leur installation à Treillières.
Château du Haut-GesvresNaissance de Pierre Joseph Maës ; le lieu (Guadeloupe ou Louisiane) diffère selon les sources.
Négociant à Nantes, nommé colonel de la garde nationale après la révolution de 1830 ; premier mandat de député de la Loire-Inférieure (Nantes).
Second mandat de député, pour l'arrondissement de Paimbœuf ; échec à la réélection en novembre 1837, puis en 1839 et 1842.
Pierre Joseph Maës et son épouse Élise font construire à La Rivière, sur les terres de l'ancien domaine de Gesvres à Treillières, le manoir dit château du Haut-Gesvres (l'association de sauvegarde mentionne 1839 ; la date de 1837 est retenue par la majorité des sources).
Vente du domaine à Edmond Doré-Graslin, qui ajoute deux ailes en 1867.
Décès de Pierre Joseph Maës à Nantes.
Le château, abandonné depuis la fin des années 1970, est donné à la commune de Treillières ; une association citoyenne milite ensuite pour sa renaissance.
Le couple fait bâtir en 1837, au lieu-dit La Rivière, un petit manoir d'un classicisme austère, animé de quelques courbes baroques à l'étage. Aucun architecte n'est nommé dans les sources consultées. La tradition locale rapporte que Maës planta des arbres américains (liquidambars, tulipiers de Virginie) dans le parc. Le château fut vendu en 1861 et agrandi en 1867.
Colonel de la garde nationale en 1830, Maës siège à la Chambre de 1830 à 1831 puis de 1834 à 1837, dans le centre gauche, avant d'échouer à plusieurs reprises aux élections suivantes.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.