Curbigny
Château de Drée
acquéreur en 1748, achève le décor intérieur
→comte puis marquis de Drée
Étienne de Drée, issu d'une ancienne famille noble de l'Auxois, achète en 1748 le château de Drée à Curbigny (Saône-et-Loire), bâti au XVIIe siècle pour le maréchal de Créquy, duc de Lesdiguières. Il l'acquiert des héritiers de la princesse d'Armagnac de Lorraine, selon l'histoire locale du Brionnais ; Wikipédia, source d'orientation, précise qu'il y achève la décoration intérieure, dont le grand salon blanc aux boiseries et plafond rococo ornés de trophées champêtres et de guirlandes de fleurs. La terre est érigée en marquisat sous le nom de Drée, en 1767 selon Wikipédia et en 1769 selon le site brionnais.fr, qui l'attribue à son fils Gilbert : cette divergence reste ouverte. Le château, inscrit monument historique en 1959 pour ses façades et toitures, passe ensuite aux Tournon-Simiane puis à des princes belges jusqu'en 1993.
Les sources s'accordent sur l'achat de 1748 et sur le rôle d'Étienne de Drée dans l'achèvement et la restauration du château. Elles divergent sur l'érection en marquisat (1767 ou 1769) et sur la part respective d'Étienne et de son fils Gilbert dans les transformations, ce qui invite à la prudence. Aucun artiste du décor n'est nommé dans les sources consultées.
Construction du château de Drée, pour François de Bonne de Créquy, duc de Lesdiguières selon l'office de tourisme de Bourgogne.
Les héritiers vendent le domaine à Étienne de Drée, qui y achève la décoration intérieure.
La terre est érigée en marquisat de Drée (1767 selon Wikipédia, qui l'attribue à Étienne ; 1769 selon brionnais.fr, sous son fils Gilbert).
Le marquis de Drée vend le château à Mme Maynaud.
Inscription partielle au titre des monuments historiques (façades, toitures, dépendances, pavillons d'entrée).
Wikipédia (source d'orientation) décrit un grand salon blanc dont boiseries et plafond portent des trophées champêtres, bouquets et guirlandes de fleurs de style rococo, attribués à la décoration achevée par Étienne de Drée. Cette description n'a pas été retrouvée dans la notice Mérimée, qui ne concerne que les façades et toitures.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.