
Locoal-Mendon (La Forest)
Manoir de la Forest
architecte diocésain de Nantes, constructeur pour lui-même · 1867
→Eugène Boismen (né à Nantes le 2 novembre 1828) est un architecte nantais formé auprès de Théodore Nau, dont il reprend en 1865 la charge d'architecte diocésain de Nantes, qu'il conserve jusqu'à sa démission en 1884. Il signe de nombreuses églises néogothiques, dont Saint-Similien à Nantes, et édifie en 1867 sur la ria d'Étel, à Locoal-Mendon, le manoir de la Forest, résidence d'agrément en granit à l'allure plus domestique que castrale. La documentation consultée relie explicitement ce constructeur à l'architecte diocésain de Nantes.
Né à Nantes en 1828 et élève de Théodore Nau, Eugène Boismen hérite en 1865 du poste d'architecte diocésain à la mort de son maître. Il l'occupe jusqu'en 1884 et assure aussi un intérim comme architecte du département de Loire-Inférieure en 1883-1885 (pss-archi.eu). Sa production religieuse est marquée par le néogothique, comme à Saint-Similien où son projet, d'inspiration du XIIIe siècle, fut retenu mais jamais achevé faute de moyens (Patrimonia, Nantes).
Manoir de la ForestAprès la mort de son maître Théodore Nau, Eugène Boismen lui succède comme architecte diocésain de Nantes.
Construction du manoir (ou château) de la Forest à Locoal-Mendon (Morbihan), résidence d'agrément en moellons de granit, attribuée à Boismen par l'Inventaire général de Bretagne.
Première tranche de l'église néogothique Saint-Similien à Nantes (de l'abside à la première partie de la nef), première pierre bénie le 5 octobre 1873.
Démission de la charge d'architecte diocésain.
L'Inventaire général de Bretagne date de 1867 le manoir de la Forest à Locoal-Mendon et en nomme Boismen architecte, précisant qu'il s'agissait d'une résidence d'agrément plutôt que d'un château au sens strict. La notice ne permet pas, dans les extraits consultés, de confirmer que l'architecte en fut aussi le propriétaire : ce point reste à vérifier.
pss-archi.eu mentionne un Palais Dobrée daté de 1895 alors que Boismen avait démissionné de sa charge en 1884 ; l'Inventaire breton lui attribue pour sa part le musée Thomas Dobrée. La chronologie exacte de ce chantier nantais n'a pas été vérifiée.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.