Saint-Germain-en-Laye
Château de Saint-Germain-en-Laye
architecte de la restauration de 1862
→Eugène Millet (1819-1879), élève de Viollet-le-Duc, architecte diocésain de Troyes et Châlons dès 1848, est chargé après le départ du pénitencier militaire en 1855 de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye voulue par Napoléon III pour y installer le musée gallo-romain. Les travaux commencent en 1862 ; Millet y défend la suppression des cinq pavillons de Hardouin-Mansart afin de retrouver le château de François Ier, puis conçoit les dispositifs de présentation des collections archéologiques.
Formé auprès de Viollet-le-Duc, Millet entre tôt dans le réseau des monuments historiques : adjoint à l'École des beaux-arts en 1847, architecte diocésain de Troyes et Châlons en 1848, puis collaborateur de la Commission des monuments historiques sur des restaurations d'églises.
Adjoint au service des monuments historiques de l'École des beaux-arts, après sa formation auprès de Viollet-le-Duc.
Nommé architecte diocésain de Troyes et de Châlons.
Le pénitencier militaire quitte le château (installé depuis 1836) ; Millet présente une première proposition de restauration.
Début des travaux de restauration ; nouvelles présentations du projet en février et mars.
Mort de Millet ; Joseph-Auguste Lafollye lui succède. La restauration sera achevée par Honoré Daumet en 1907.
Le départ du pénitencier en 1855 ouvre la voie au projet impérial. Millet plaide pour dégager le château Renaissance en détruisant les cinq pavillons de Louis XIV, au prix d'un débat entre intégrité de l'édifice et conservation de ses états successifs. Les travaux démarrent en 1862 ; Millet conçoit aussi des aménagements spécifiques pour exposer originaux et moulages archéologiques.
Selon la fiche archeologie.culture.gouv.fr, Millet dirige dès 1855 la restauration ; le musée d'Archéologie nationale situe en 1855 la première proposition et en 1862 la phase de présentation et d'ouverture du chantier. Ces formulations sont à harmoniser.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.