
Clisson
Château de Clisson
transforma le château en forteresse avec une seconde enceinte
→Duc de Bretagne (1458-1488) · Comte d'Étampes
À partir de 1466, le dernier duc de Bretagne lance deux chantiers parallèles qui disent la même inquiétude face au royaume de France. À Nantes, il entreprend de remplacer la vieille forteresse du XIIIe siècle par un château qui soit à la fois place forte et résidence princière, avec le Grand Logis où la Renaissance italienne commence à se mêler au gothique flamboyant ; sa fille Anne poursuivra l'œuvre. À Clisson, il double la forteresse des Clisson d'un second château pour protéger son flanc ouest, le plus vulnérable, le dotant d'une enceinte adaptée à l'artillerie. Marié en secondes noces en 1471 à Marguerite de Foix, père d'Anne de Bretagne, il cède Clisson en 1481 à son fils naturel François d'Avaugour, né de sa liaison avec Antoinette de Maignelais. Ces deux châteaux forment le testament monumental d'une Bretagne ducale qui allait, après sa mort en 1488, passer dans l'orbite de la Couronne.
Le duc François II engage en 1466 la construction d'un nouveau château à Nantes en remplacement de la forteresse du XIIIe siècle. Le Grand Logis intègre des éléments italiens dans un vocabulaire gothique flamboyant. La duchesse Anne, devenue reine de France, n'en profitera guère. Le château reçoit ensuite les initiales de François Ier (1515), les aménagements du duc de Mercœur pendant la Ligue, échappe à la démolition en 1791 et perd la tour des Espagnols dans une explosion en 1800 ; il abrite depuis 2007 le musée d'histoire de Nantes.
Château de ClissonDuc de Bretagne.
Début des chantiers de Nantes et de Clisson.
Mariage avec Marguerite de Foix.
Clisson cédé à son fils naturel François d'Avaugour.
Mort ; sa fille Anne lui succède.
À Clisson, toujours à partir de 1466, François II fait bâtir un second château pour renforcer le côté occidental, vulnérable, de la forteresse médiévale, avec l'ambition d'en faire à la fois une puissante forteresse et une résidence princière. En 1481, le château passe à son fils naturel François, baron d'Avaugour et comte de Goëlo, né d'Antoinette de Maignelais.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.