La Combe-de-Lancey
Château de La Combe
Propriétaire, conseiller au parlement de Grenoble
→Conseiller au parlement de Grenoble (1782) · Conseiller à la cour impériale de Grenoble (1811) · Député de l'Isère (1815-1816) · Président de chambre à la cour royale de Grenoble (1816-1848) · Chevalier de la Légion d'honneur
Gaspard-Marie Duboys, ou du Boÿs, est le magistrat grenoblois qui fit entrer le château de La Combe, à La Combe-de-Lancey, dans sa famille. Conseiller au parlement de Grenoble dès 1782, il traverse la Révolution, où il est emprisonné comme suspect jusqu'au 9 Thermidor, puis reprend une carrière judiciaire sous l'Empire et la Restauration : conseiller à la cour impériale en 1811, député de l'Isère en 1815, président de chambre à la cour royale de 1816 à 1848, chevalier de la Légion d'honneur. Selon la commune, il acquiert en 1808 l'ancienne maison forte, passée des Alleman aux La Tour du Pin Montauban, et en fait la résidence d'une dynastie de juristes et d'écrivains catholiques. Son fils Albert la remanie en style néogothique et y accueille Mgr Dupanloup, qui y meurt en 1878. Le domaine reste aux du Boÿs jusqu'à son rachat par les papeteries de Lancey en 1927.
Issu d'une famille de robe grenobloise, Gaspard-Marie Duboys entre au parlement de Grenoble en 1782, quelques années avant que l'institution ne disparaisse avec l'Ancien Régime. La Révolution le frappe directement : suspect, il est incarcéré jusqu'à la chute de Robespierre. Il retrouve ensuite des fonctions publiques sous l'Empire, notamment comme conseiller à la cour impériale de Grenoble en 1811, mais se retire pendant les Cent-Jours, attitude qui annonce son engagement royaliste.
Conseiller au parlement de Grenoble.
Arrêté comme suspect sous la Terreur, détenu jusqu'au 9 Thermidor.
Acquiert le château de La Combe à Lancey.
Conseiller à la cour impériale de Grenoble ; démissionne pendant les Cent-Jours.
Député de l'Isère dans la Chambre introuvable.
Président de chambre à la cour royale de Grenoble jusqu'à sa retraite.
Élu député de l'Isère en 1815, il siège dans la Chambre introuvable aux côtés des ultras. Dès 1816, il préside une chambre de la cour royale de Grenoble, fonction qu'il conserve plus de trente ans, jusqu'en 1848. Il incarne la continuité d'une élite judiciaire dauphinoise passée de l'ancien parlement à la nouvelle magistrature.
En 1808, d'après la commune, Gaspard-Marie du Boÿs achète le château de La Combe, ancienne dépendance des Alleman passée ensuite aux Francon puis aux La Tour du Pin Montauban. Il ancre ainsi sa famille dans le Grésivaudan. Le château devient la résidence de son fils Albert, qui le remanie en style néogothique et y reçoit Mgr Dupanloup. Il reste aux du Boÿs jusqu'à son rachat par les papeteries de Lancey en 1927, puis par la commune en 1975.
1808 · Achat du domaine par Gaspard-Marie du Boÿs.
La Combe-de-Lancey (Isère)Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.