
Auray
Manoir de Kerléano
né au manoir
→Lieutenant général des armées royales · Grand-croix de Saint-Louis · Maréchal de France à titre posthume (Restauration)
Georges Cadoudal (1771-1804), chef de la chouannerie morbihannaise puis conspirateur contre Bonaparte, est lié à des lieux plus modestes que les grands châteaux royaux, mais dont la mémoire a été soigneusement construite. Fils de laboureurs aisés, il naît le 1er janvier 1771 dans la ferme de Kerléano, alors hameau de Brech, aujourd'hui rattaché à Auray ; ce n'est qu'au XIXe siècle que la maison est agrandie et transformée en « manoir », face au mausolée élevé par les Morbihannais en 1823. Clerc de notaire, opposé à la Constitution civile du clergé et à la conscription, il devient l'un des principaux chefs chouans de Bretagne. Battu au pont du Loc'h, il signe le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé, une convention de paix avec le général Brune, avant de reprendre la lutte depuis Londres. Arrêté à Paris, il est guillotiné le 25 juin 1804. Sa fiche relie ainsi maison natale, lieux de refuge et lieu de négociation dans un même paysage de guerre civile.
Cadoudal naît dans la ferme familiale de Kerléano, près d'Auray. La Fondation Napoléon le présente comme le fils de riches laboureurs, formé au collège Saint-Yves de Vannes jusqu'à sa fermeture après la Constitution civile du clergé. La ferme natale n'est agrandie en « manoir » qu'au XIXe siècle. Après la chute de Napoléon, ses restes, longtemps conservés à la faculté de médecine de Paris, sont réclamés ; un mausolée est érigé en 1823 face à sa maison natale, à quelques kilomètres du champ des Martyrs où furent fusillés les prisonniers de Quiberon.
Manoir de KerléanoNaissance à la ferme de Kerléano.
Refus de la conscription ; engagement dans la révolte.
Chef des chouans du Morbihan.
Capitulation devant Hoche.
Troisième chouannerie.
Convention de paix signée avec Brune au château de Beauregard (Saint-Avé).
Gagne Londres pour préparer une nouvelle insurrection.
Guillotiné à Paris.
Mausolée de Kerléano.
Maître d'une grande partie du Morbihan lors de la troisième chouannerie lancée en octobre 1799, Cadoudal voit le coup d'État du 18 Brumaire changer la donne. Vaincu au pont du Loc'h, il gagne le 10 février 1800 le château de Beauregard, à Saint-Avé, ancien manoir de Kerspihuiry, et y signe le 14 février une convention de paix avec le général Brune. Selon la Fondation Napoléon, il ne considère pas cette pacification comme définitive : parti discuter à Paris de ses conditions d'application, il gagne Londres en avril 1800 pour préparer une nouvelle insurrection.
Revenu clandestinement en Bretagne dès juin 1800, Cadoudal est associé par le régime à l'attentat de la rue Saint-Nicaise de décembre 1800 et doit fuir à Jersey puis en Angleterre. Revenu à Paris pour un nouveau complot contre le Premier consul, il est arrêté, condamné le 10 juin 1804 et guillotiné le 25 juin. Pendant ces années, plusieurs manoirs du Morbihan, comme le Reste à Grand-Champ selon la fiche du site, sont présentés comme lieux de refuge ; ces mentions relèvent souvent de la tradition locale et méritent vérification.
14 février 1800 · Convention mettant fin à la troisième chouannerie dans le Morbihan, après la défaite du pont du Loc'h.
Saint-AvéCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.