Fontrieu
Château de Ferrières
chef protestant ayant occupé et renforcé le château · guerres de Religion
→seigneur de Ferrières (selon une source locale)
Guillaume de Guilhot est la figure protestante associée au château de Ferrières, dans la vallée du Gijou (aujourd'hui commune de Fontrieu, Tarn). Pendant les guerres de Religion, ce chef local du parti réformé s'empara de nombreuses places et en tira une fortune qu'il consacra, selon la notice du ministère de la Culture, à faire du château une puissante forteresse. L'édifice, dont certaines voûtes sont antérieures au XIe siècle et dont les premiers seigneurs connus remontent au XIIIe siècle, prit alors sa forme actuelle au XVIe siècle, avec une façade principale richement sculptée, des cheminées Renaissance et un escalier de pierre. Une source locale le désigne comme seigneur de Ferrières et chef calviniste ayant fait du château une place du parti protestant. Après lui, le château devint caserne puis prison (prison d'État selon la source locale), fut pillé et vendu à la Révolution, avant d'être protégé au titre des monuments historiques (inscription 1925, classement partiel 1988). En 1968, il accueillit l'inauguration du musée du protestantisme du Haut-Languedoc, écho à l'histoire réformée de la vallée.
La notice Mérimée présente Guillaume de Guilhot comme le « chef local du parti réformé » pendant les guerres de Religion. Il s'empara de nombreuses places et s'y constitua une fortune. Un descriptif de randonnée local va plus loin en le qualifiant de seigneur de Ferrières et de chef calviniste ; la notice ministérielle, elle, ne lui donne pas ce titre. Le contexte régional est celui d'un haut pays largement acquis à la Réforme : Lacaune, en amont, se rallie au protestantisme en 1551 et reste une place du parti de Rohan jusqu'en 1631.
Chef local du parti réformé, il prend de nombreuses places fortes et transforme le château de Ferrières en forteresse.
Le château devient caserne puis prison.
Pillage et vente du château à plusieurs propriétaires.
Inscription partielle au titre des monuments historiques.
Inauguration du musée du protestantisme au château de Ferrières.
Classement partiel au titre des monuments historiques.
Le château, dont certaines voûtes remontent avant le XIe siècle, prend sa forme actuelle au XVIe siècle. Selon la notice Mérimée, Guilhot employa son butin à le reprendre en profondeur pour en faire une forteresse importante. Wikipédia précise qu'il le remania et le fortifia fortement, l'histoire antérieure, sous les Taillefer, étant mal connue. Il en reste une façade principale au riche décor sculpté du XVIe siècle, des cheminées Renaissance et un escalier en pierre.
Au début du XVIIIe siècle, le château sert de caserne puis de prison ; le descriptif local y voit une punition et parle de prison d'État. Pillé à la Révolution, il est vendu à plusieurs propriétaires. Inscrit en partie en 1925 puis classé en partie en 1988, il accueille le 24 août 1968 l'inauguration du musée du protestantisme du Haut-Languedoc, devenu Musée de France et aujourd'hui installé dans un bâtiment voisin à La Ramade.
XVIe siècle · Chef local du parti réformé, il prend de nombreuses places fortes et transforme le château de Ferrières en forteresse.
Ferrières (Tarn)1968-08-24 · Inauguration du musée du protestantisme au château de Ferrières.
Ferrières (Tarn)Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.