
Guégon
Château de Trégranteur
architecte
→Ecclésiastique passionné d'architecture, Hippolyte de Brilhac est connu en Bretagne comme l'auteur du château de Trégranteur, à Guégon (Morbihan). Vers 1750, le conseiller au Parlement René-Jean Bonin de La Villebouquais préfère son projet à celui de l'ingénieur rennais André Forestier pour reconstruire sa demeure familiale. L'Inventaire du patrimoine le présente comme un prêtre travaillant pour ses amis et relations : une figure d'architecte-amateur typique de la noblesse et du clergé bretons des Lumières, dont la vie reste peu documentée.
Les notices d'Inventaire décrivent Hippolyte de Brilhac comme un prêtre épris d'architecture, qui dessinait pour son cercle d'amis et de connaissances plutôt que dans le cadre d'une pratique professionnelle. Ce profil d'amateur éclairé n'est pas rare dans la Bretagne du XVIIIe siècle, où gentilshommes et ecclésiastiques cultivés fournissaient plans et conseils à la noblesse parlementaire. Son nom est transmis sous des graphies flottantes (Brilhac, Hippolyte ou Hyppolyte), signe d'une personnalité restée en marge des archives d'architectes et dont la biographie reste à établir.
Château de TrégranteurLa seigneurie de Trégranteur passe à la famille Bonin de La Villebouquais, futurs commanditaires du château.
Mariage de René-Jean Bonin, conseiller au Parlement de Bretagne, avec une Saint-Pern ; le couple réside à Rennes.
Bonin écarte le projet d'André Forestier et retient celui d'Hippolyte de Brilhac pour le nouveau château de Trégranteur.
Achèvement du château, demeure de granit à corps central et ailes terminées par des pavillons.
Classement au titre des monuments historiques de la grille d'entrée du parc, attribuée au ferronnier Eustache Roussin.
Inscription du château et de son parc aux monuments historiques.
Lorsque René-Jean Bonin, conseiller au Parlement installé à Rennes, décide de reconstruire Trégranteur, il sollicite d'abord André Forestier, ingénieur et architecte de la ville. C'est pourtant le projet de Brilhac qu'il retient. Le château, achevé vers 1750, se compose d'un corps central légèrement saillant encadré de deux ailes terminées par des pavillons, avec des baies en arc segmentaire à clés sculptées et un perron à double révolution. Le parti, encore marqué par le goût Louis XIV alors que les décors intérieurs relèvent du style Louis XV, traduit une architecture classique, en granit, coiffée d'ardoise. Les armes Bonin et Saint-Pern sur la façade et sur la grille de Roussin signent l'ensemble.
vers 1750 · Château achevé sur les plans d'Hippolyte de Brilhac pour René-Jean Bonin.
Trégranteur, GuégonCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.