Personnalité historique

J. Brousset

Jean-Baptiste Hubert Jules Brousset est un banquier nantais du Second Empire, lié au domaine de la Gaudinière, au nord-ouest de Nantes, dans l'actuel quartier Breil-Barberie. En 1857, il rachète cette propriété d'agrément d'environ huit hectares, héritée des « folies » des négociants nantais du XVIIIe siècle. Selon Patrimonia, il agrandit fortement le domaine après la mort de son épouse, née Gouin, en 1864, en achetant de nombreuses parcelles voisines, puis fait remplacer l'ancienne demeure par un nouveau château construit entre 1864 et 1873, attribué à l'architecte nantais Léon Lenoir ; le paysagiste Provost réaménage le parc. Ce château de brique rouge d'inspiration Louis XIII tranche avec le tuffeau blanc habituel à Nantes, tout en gardant une distribution intérieure fidèle aux folies nantaises. En 1881, le domaine revient à ses trois enfants ; son fils Jules Jean Baptiste Amédée Brousset rachète les parts de son frère et de sa sœur. Le parc, devenu public, et le château, propriété de la Ville depuis 1994, gardent la trace de cette campagne de travaux. La date de 1857 parfois donnée comme celle de la construction correspond en réalité à l'achat.

Portrait de J. Brousset
MaisonFamille Brousset (alliée aux Gouin)
ÉpoqueSecond Empire – début de la Troisième République
Histoire & patrimoine

Un banquier dans une ancienne folie nantaise

Quand Brousset l'achète en 1857, la Gaudinière est un domaine de plaisance de négociants, constitué à la fin du XVIIIe siècle par Louis Chaurand et racheté en 1840 par la famille Gouin. Son mariage avec une Gouin situe cet achat dans les réseaux d'affaires et de parenté de la bourgeoisie nantaise. Toutes les sources le présentent comme banquier, sans nommer sa maison de banque.

Château de la GaudinièreChâteau de la Gaudinière
Frise chronologique

Repères dans sa vie

1840

Le négociant Jules Gouin et son épouse achètent la Gaudinière ; la future épouse de Brousset, Marie Magdelaine Stéphanie Gouin, porte ce nom de famille.

1857

Le banquier Jean-Baptiste Brousset achète le domaine de la Gaudinière, d'environ huit hectares.

1864

Après la mort de son épouse, il achète de nombreuses parcelles voisines et agrandit la propriété.

1864-1873

Construction du château actuel, attribué par Patrimonia à l'architecte Léon Lenoir ; le paysagiste Provost réaménage le parc.

1881

La Gaudinière passe à ses trois enfants ; son fils Jules Jean Baptiste Amédée rachète les parts de son frère et de sa sœur.

1919

Les Brousset quittent la Gaudinière, achetée par l'armateur Gaston Belot.

Patrimoine associé

Les châteaux liés à cette personnalité

1 lieu
Réseau historique

Personnalités liées

Approfondir

J. Brousset dans l’histoire

Le château de brique (1864-1873)

À partir de 1864, Brousset agrandit le domaine puis fait remplacer l'ancienne demeure ; le chantier dure jusqu'en 1873. Patrimonia attribue l'édifice à Léon Lenoir. Sa brique rouge et son style Louis XIII le distinguent des façades de tuffeau du pays nantais, mais, selon le parcours patrimonial Sainte-Thérèse, son plan intérieur reprend celui des folies du XVIIIe siècle. Le paysagiste Provost redessine le parc agrandi.

Succession et devenir du domaine

En 1881, la propriété revient aux trois enfants Brousset ; le fils Jules Jean Baptiste Amédée, lui aussi désigné par l'initiale « J. », la réunit. Le domaine reste aux Brousset jusqu'en 1919, passe à l'armateur Gaston Belot, est morcelé en 1936 et devient propriété de la Ville de Nantes en 1994.

Acquisition de la Gaudinière par Brousset

1857 · Achat d'un domaine d'environ huit hectares.

Nantes

Construction du château actuel de la Gaudinière

1864-1873 · Château de brique d'inspiration Louis XIII, attribué à Léon Lenoir.

Nantes
Documentation

Sources de la fiche

Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.