Labrihe
Château de Bouvées
Évêque d'Aire, constructeur
→évêque d'Aire (1538-1560)
Jacques de Saint-Julien est évêque d'Aire, l'actuelle Aire-sur-l'Adour, de 1538 à 1560, entre Gabriel de Saluces et Christophe de Foix-Candale. La notice Mérimée attribue à « Monseigneur de Saint-Julien, évêque d'Aire-sur-Adour » la construction du château de Bouvées, à Labrihe (Gers), bâti entre 1530 et 1560 sur les ruines d'un édifice plus ancien : une résidence à trois ailes autour d'une cour, cantonnée de tours rondes, dont subsistent les ailes est et sud, la tour sud-est, une chapelle et deux escaliers à vis. Le début présumé des travaux étant antérieur à son épiscopat, soit le chantier a commencé avant sa nomination, soit la fourchette de la notice est large. Dans son diocèse, on lui attribue l'initiative du collège d'Aire, autorisé par lettres patentes d'Henri II en 1553. Sa biographie reste mal connue : ni sa famille ni sa date de naissance ne sont établies par les sources consultées, et son prénom varie (Catholic-Hierarchy le nommerait Jean). Bouvées, protégé au titre des monuments historiques, est le principal témoin matériel de son action de bâtisseur.
Les listes épiscopales des Archives départementales des Landes et de GCatholic s'accordent : Jacques de Saint-Julien tient le siège d'Aire de 1538 à 1560, après Gabriel de Saluces et avant Christophe de Foix-Candale. Ses origines familiales ne sont pas documentées dans les sources consultées, et son prénom n'est pas uniforme : Catholic-Hierarchy le donnerait sous le nom de Jean. Il faut donc retenir « Jacques » avec prudence.
Selon la notice Mérimée, construction du château de Bouvées (Labrihe) par Monseigneur de Saint-Julien, évêque d'Aire, sur les ruines d'un édifice antérieur.
Il succède à Gabriel de Saluces sur le siège épiscopal d'Aire.
Fondation du collège d'Aire par lettres patentes d'Henri II, dont l'initiative lui est attribuée.
Fin de son épiscopat ; Christophe de Foix-Candale lui succède à partir du 5 mai 1560.
Le château de Bouvées est vendu comme bien national.
Classement partiel de Bouvées au titre des monuments historiques (façades et toitures, enceinte, fossés, chapelle, tours, escaliers à vis, pigeonnier).
Selon la notice Mérimée PA00094958, Bouvées est élevé de 1530 à 1560 par « Monseigneur de Saint-Julien » sur les ruines d'une construction plus ancienne. Le plan comptait trois ailes autour d'une cour, avec des tours rondes aux angles ; il en reste les parties est et sud, la tour sud-est et des traces de la tour sud-ouest, tandis qu'un pigeonnier a été bâti sur la base d'une tour. La chapelle garde ses culots sculptés et deux fenêtres à meneaux. Le début présumé du chantier (1530), antérieur à la nomination de 1538, invite à nuancer cette chronologie.
Vendu comme bien national sous la Révolution, Bouvées reste une propriété privée. Après une première protection en 1943 et une inscription de 1989 annulée, il est classé partiellement le 11 octobre 1990, protection qui couvre façades et toitures, mur d'enceinte, fossés, chapelle, tours, escaliers à vis et pigeonnier.
1538 · Succède à Gabriel de Saluces ; siège tenu jusqu'en 1560.
Aire-sur-l'Adour1530-1560 · Résidence élevée par l'évêque d'Aire Saint-Julien sur des ruines plus anciennes.
Labrihe (Gers)Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.