
Boën-sur-Lignon
Château de Boën (Château de Chabert)
commanditaire du château, 1779
→Jacques-Marie Punctis de la Tour devient seigneur de Boën en 1779 et décide aussitôt de remplacer la vieille maison forte médiévale par une demeure moderne, le château de Boën, dit aussi château Chabert. Il confie le projet à l'architecte d'origine italienne Michel Dal Gabbio, qui s'inspire d'un hôtel particulier dijonnais de 1756. Le chantier, étalé de 1779 au milieu des années 1780, aboutit à un édifice néoclassique présenté comme le dernier château bâti sous l'Ancien Régime dans la Loire. Sa famille le conserve trois générations avant que la commune ne l'achète en 1934.
En acquérant la seigneurie de Boën en 1779, Jacques-Marie Punctis de la Tour lance la reconstruction du château sur le site d'une ancienne maison forte. Il s'adresse à Michel Dal Gabbio, architecte d'origine italienne, dont le parti s'inspire de l'hôtel Bouhier de Lantenay, œuvre de Nicolas Lenoir à Dijon (1756). L'inventaire du patrimoine date l'achèvement du gros œuvre de 1781, avec un décor de stuc confié à Anthoine Zanis, tandis que le musée du château retient 1786 comme date de fin ; ces chronologies diffèrent selon les sources, la seconde pouvant englober les finitions. Biographiquement, peu de choses sont documentées sur le commanditaire lui-même.
Château de Boën
(Château de Chabert)Une maison forte médiévale occupe l'emplacement du futur château, selon l'Inventaire.
Jacques-Marie Punctis de la Tour devient seigneur de Boën et commande la reconstruction du château à Michel Dal Gabbio.
La structure principale est achevée ; le stucateur italien Anthoine Zanis est engagé pour le décor de façade.
Fin des travaux selon le musée du château ; il est présenté comme le dernier château de l'Ancien Régime dans la Loire.
Après trois générations dans la famille, la commune de Boën acquiert le château.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.