Roissy-en-France
Château des Caramans
commanditaire
→seigneur de Roissy · prévôt et maître des cérémonies de l'ordre du Saint-Esprit (1684-1703) · conseiller d'État ordinaire (1695)
Jean-Antoine de Mesmes (1640-1709), connu sous le nom de comte d'Avaux, est l'un des grands diplomates de Louis XIV : ambassadeur à Venise, négociateur à Nimègue, ambassadeur à La Haye, auprès de Jacques II pendant l'expédition d'Irlande, puis en Suède. Cadet d'une puissante famille de robe parisienne, il employait le titre comtal à l'étranger. En 1688, à la mort de son frère aîné Jean-Jacques, il hérite de la seigneurie de Roissy, au nord de Paris. Vers 1704, d'après sa biographie et la documentation du Grand Roissy, il remplace le vieux manoir par une demeure classique : un corps de logis entre deux pavillons autour d'une cour, dont le dessin est attribué à Germain Boffrand, attribution étayée par la recherche archéologique. Le chantier touche à sa fin quand il meurt en 1709. Le domaine passe ensuite à sa nièce, puis à John Law, enfin aux Riquet de Caraman, qui donnent au site le nom de « château des Caramans ». Démoli à la fin du XVIIIe siècle, le château ne subsiste que par quelques vestiges, dont le pignon oriental de l'aile sud, inscrit aux monuments historiques en 1925. Il ne doit pas être confondu avec son neveu homonyme, premier président du Parlement de Paris.
Issu de l'une des grandes familles de la robe parisienne, Jean-Antoine de Mesmes commence comme magistrat, conseiller au Parlement en 1661 puis maître des requêtes en 1667, avant de se tourner vers la diplomatie : Venise, les négociations de Nimègue, plus de dix ans à La Haye, l'Irlande aux côtés de Jacques II, enfin la Suède. Le catalogue de la BnF l'enregistre sous le nom de « Jean-Antoine de Mesmes, comte d'Avaux (1640-1709) » : ses dépêches et négociations ont été publiées.
Naissance, fils cadet du président Jean-Antoine de Mesmes, comte d'Avaux, et d'Anne Courtin (1639 parfois avancé).
Reçu conseiller au Parlement de Paris ; maître des requêtes en 1667.
Ambassade à Venise.
Négociateur français à Nimègue.
Ambassadeur auprès des Provinces-Unies à La Haye.
Hérite de la seigneurie de Roissy à la mort de son frère aîné Jean-Jacques.
Ambassadeur extraordinaire auprès de Jacques II pendant l'expédition d'Irlande.
Ambassadeur en Suède.
Fait abattre le manoir de Roissy et lance un nouveau château attribué à Germain Boffrand (l'office de tourisme avance aussi 1697 et 1703).
Meurt à Paris alors que le château est presque achevé ; le domaine passe à sa nièce, marquise de Fontenilles.
Le pignon oriental de l'aile sud, vestige du château, est inscrit aux monuments historiques.
Le père (1598-1673), président au Parlement et comte d'Avaux ; le diplomate (1640-1709), fils cadet ; le neveu (1661-1723), premier président du Parlement de Paris, comte d'Avaux en titre. C'est le diplomate qui hérite de Roissy en 1688 et y lance le nouveau château ; la documentation du Grand Roissy parle tantôt d'« Antoine de Mesmes, comte d'Avaux », tantôt de « Jean Antoine de Mesmes, seigneur de Roissy », deux appellations du même personnage.
En 1704, le diplomate fait démolir le manoir seigneurial et le remplace par un corps de logis encadré de deux pavillons autour d'une cour. L'office de tourisme du Grand Roissy attribue le projet à Germain Boffrand et les sculptures du pignon à René Chauveau, tout en avançant d'autres dates (1697, 1703) qui restent à confirmer. Le château passe ensuite à sa nièce, à la marquise de la Carte, à John Law en 1719, puis aux Riquet de Caraman, dont il prend le nom. Vendu comme bien national et démoli à la fin du XVIIIe siècle, il n'a laissé que le pignon oriental de l'aile sud, inscrit le 21 octobre 1925, et le portique de l'ancienne orangerie.
1704 · Le manoir est remplacé par un corps de logis entre deux pavillons ; l'office de tourisme avance aussi 1697 ou 1703.
Roissy-en-France1709-02-10 · Le château, presque achevé, est légué à sa nièce, la marquise de Fontenilles.
ParisCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.