
Nantes
Château du Fort
architecte
→Architecte-voyer de la ville de Nantes (1760-1780)
Le Nantes des armateurs du XVIIIe siècle a deux visages : la ville, que Jean-Baptiste Ceineray ouvre en abattant les remparts, et la campagne des « folies » où les élites fuient le tumulte du port. Architecte-voyer de la ville de 1760 à 1780, ce Parisien formé par cinq années en Italie trace le cours derrière la cathédrale, redessine la place du Bouffay, crée la place Royale près de Saint-Nicolas et pose en 1763 la première pierre de la Chambre des comptes de Bretagne, l'actuelle préfecture. La même année, à Saint-Sébastien-sur-Loire, s'élève la Folie de la Gibraye pour Jean-Baptiste Mérot, conseiller au Parlement de Bretagne, sur des plans qu'on lui attribue : longue de 44 mètres, elle illustre ces maisons de plaisance qui complétaient les hôtels de l'île Feydeau. Son élève Mathurin Crucy lui succède en 1782 ; Ceineray meurt pauvre à Nantes en 1811.
Installé à Nantes vers 1750 après un séjour de cinq ans en Italie, Ceineray devient en 1757 l'adjoint de Nicolas Portail, auquel il succède en 1760 comme architecte-voyer, pour 1 000 livres par an. Il démolit les remparts médiévaux pour créer le cours (actuels cours Saint-Pierre et Saint-André), réaménage la place du Bouffay, crée la place Royale et esquisse le futur quartier Graslin. La Chambre des comptes de Bretagne, dont la première pierre est posée en 1763, abrite aujourd'hui la préfecture. Asthmatique, il démissionne en 1780 et laisse la place à son élève Mathurin Crucy.
Château du FortAdjoint de l'architecte-voyer Nicolas Portail.
Architecte-voyer de Nantes.
Première pierre de la Chambre des comptes ; Folie de la Gibraye.
Mathurin Crucy devient son élève.
Démission pour raisons de santé.
Mort à Nantes à 89 ans.
La Folie de la Gibraye, à Saint-Sébastien-sur-Loire, est bâtie en 1763 pour Jean-Baptiste Mérot, conseiller au Parlement de Bretagne, issu d'une famille de tanneurs propriétaire du domaine depuis 1738 ; ses plans sont attribués à Ceineray. Le bâtiment de 44 m sur 8, dans un parc de 1,3 ha, est protégé au titre des monuments historiques depuis 1983. L'inventaire régional rattache aussi probablement à l'architecte le Grand-Blottereau, à Doulon.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.