
Saint-Nicolas-de-Macherin
Château de Hautefort
Ambassadeur en Suisse (1573-1578), propriétaire du château
→seigneur de Hautefort · premier président du parlement de Grenoble (1578/1579-1584)
Jean de Bellièvre (1524-1584) est seigneur de Hautefort, à Saint-Nicolas-de-Macherin, domaine que son père Claude lui transmet et qu'il lègue à son gendre Ennemond Rabot d'Illins. Magistrat au parlement de Grenoble, il est aussi, de 1573 à la fin des années 1570, ambassadeur ordinaire de France auprès des cantons suisses, résidant à Soleure. Ce double visage, robe dauphinoise et diplomatie, éclaire le château comme point d'ancrage d'une famille lyonno-dauphinoise liée à la monarchie. Attention : il est souvent confondu avec son frère Pomponne.
Le château de Hautefort est acquis au début du XVIe siècle par Claude de Bellièvre. Jean en hérite la seigneurie, qu'il détient de 1557 à sa mort en 1584 selon la notice du château ; elle passe alors à son gendre Ennemond Rabot d'Illins, mari d'Anne de Bellièvre.
Château de HautefortNaissance de Jean de Bellièvre.
Mariage avec Madeleine Prunier.
Entrée en fonction comme ambassadeur de France auprès des cantons suisses.
Fin de l'ambassade (selon les sources) et accession à la première présidence du parlement de Grenoble.
Mort ; Hautefort passe à son gendre Ennemond Rabot d'Illins.
Les sources s'accordent sur un début d'ambassade en Suisse en 1573, après le départ de son frère Pomponne ; le terme est donné en 1578 (notice du château) ou 1579 (Dictionnaire historique de la Suisse). C'est un point à attribuer prudemment. En parallèle, la généalogie de la famille le montre conseiller (1554-1571), président (1571-1579) puis premier président (1579-1584) au parlement de Grenoble ; la notice du château place cette promotion en 1578. Il épouse en 1558 Madeleine Prunier, fille d'un trésorier général du Dauphiné.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.