Saint-Laurent-les-Tours
Château des Tours-Saint-Laurent
Peintre-cartonnier, acquiert le site en 1943 et y installe son atelier
→Peintre, cartonnier et rénovateur de la tapisserie française, Jean Lurçat (Bruyères, 1892 – Saint-Paul-de-Vence, 1966) est indissociable des Tours de Saint-Laurent, au-dessus de Saint-Céré (Lot). Séduit par ce site fortifié dominé par deux tours médiévales et un corps de logis du XIXe siècle, il y installe son atelier à partir de 1945 et y demeure jusqu'à sa mort. Les lieux deviennent le cadre de ses grandes séries tissées, dont Le Chant du monde, et abritent aujourd'hui l'atelier-musée Jean Lurçat.
Les sources locales s'accordent sur l'essentiel : chassé d'Aubusson par la guerre, Lurçat trouve dans le Lot un refuge et un lieu de travail. Les Tours de Saint-Laurent, ancienne seconde forteresse de la vicomté de Turenne, deviennent à partir de 1945 son atelier et sa demeure. Il en décore murs, plafonds et menuiseries. La date exacte de sa découverte du site varie selon les notices (1941, juin 1944), mais l'installation de l'atelier est située en 1945 par Patrimoines du Lot.
Naissance à Bruyères (Vosges).
Découverte de la tenture de l'Apocalypse d'Angers, qui oriente sa réforme technique du carton de tapisserie (couleurs numérotées en nombre limité).
Entrée dans la Résistance dans le Lot, selon Visit Occitanie.
Installation de son atelier aux Tours de Saint-Laurent, qu'il acquiert (date donnée par Patrimoines du Lot ; d'autres sources évoquent une découverte du site en 1941 ou en juin 1944).
Création du Chant du monde, ensemble monumental conçu aux Tours de Saint-Laurent, aujourd'hui conservé à Angers.
Mort de Jean Lurçat ; le château est ensuite converti en musée consacré à son œuvre.
Après la découverte de l'Apocalypse d'Angers en 1938, Lurçat simplifie la palette et numérote les couleurs des cartons ; environ 800 pièces auraient été tissées sous sa direction entre 1940 et 1962 d'après l'Encyclopædia Universalis. Il promeut aussi la Biennale de tapisserie de Lausanne (1962).
Après sa mort en 1966, l'ensemble est converti en atelier-musée, qui présente tapisseries, huiles, gouaches, aquarelles et dessins, et porte le label Maison des illustres.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.