Formation et carrière académique
Issu d'une famille de marchands parisiens, Chevotet apprend le dessin chez les Audran et produit dès 1718 des relevés d'architecture. Élève de Le Blond, il obtient le Grand Prix en 1722. Il entre à l'Académie royale d'architecture en 1732, mais ses élections à la première classe (1749, 1751) ne sont pas ratifiées par le roi ; il n'y accède qu'en 1754, à la mort de Boffrand. Il fournit aussi des planches pour le « Versailles immortalisé » de Monicart et « L'Architecture françoise » de Mariette. La BnF recense près d'une cinquantaine de notices bibliographiques liées à son nom.
Un cabinet de châteaux et de jardins
Avec Pierre Contant d'Ivry puis son gendre Jean-Baptiste Chaussard, Chevotet anime un cabinet qui livre aux grands commis et financiers des demeures « clés en main » et des parcs d'esprit Le Nôtre. Il y réunit savoir hydraulique et art des jardins : Arnouville (1750-1757), Petit-Bourg (1756), les jardins d'Orsay (1758-1764) et ceux de Belœil pour les princes de Ligne. À Paris, il modernise des hôtels (Molé, Béthune-Sully, Perrinet de Jars) et édifie pour le maréchal de Richelieu le pavillon de Hanovre (1758-1760). Ce salon a été sauvé de la démolition en 1930 et remonté dans le parc de Sceaux, où il reste un témoin rare de son art.