
Viviers-lès-Montagnes
Château de Troupiac
architecte
→architecte départemental de la Haute-Garonne
Jean-Pierre Laffon (1787-1865) est un architecte toulousain formé à Paris dans l'atelier de Charles Percier, figure du néoclassicisme méridional et longtemps architecte départemental de la Haute-Garonne. Dans le Tarn, la base Mérimée lui attribue la demeure de Troupiac (dite aussi Groupiac) à Viviers-lès-Montagnes : une maison de maître du premier quart du XIXe siècle aux deux façades principales identiques sur trois niveaux, ornée de stucs et de cheminées dans le goût du XVIIIe siècle. Ses façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis 1987. Ce chantier rural complète une carrière surtout connue par des édifices publics toulousains comme le palais de justice.
À Viviers-lès-Montagnes, entre Castres et la Montagne Noire, la demeure de Troupiac — orthographiée Groupiac dans la base Mérimée — est l'une des rares œuvres rurales documentées de Jean-Pierre Laffon. La notice du ministère de la Culture la date du premier quart du XIXe siècle et souligne qu'elle procède du néoclassicisme. Le parti est simple et symétrique : deux façades principales traitées de la même manière, élevées sur trois niveaux. À l'intérieur, le décor associe stucs et cheminées encore inspirées du XVIIIe siècle, tandis qu'un escalier de bois occupe la partie ouest. Les façades et les toitures sont inscrites au titre des monuments historiques depuis un arrêté du 7 décembre 1987 ; l'édifice reste une propriété privée.
Château de TroupiacNaissance à Toulouse, dans une famille où le père exerce déjà l'architecture (selon PSS-archi et Wikipédia).
Formation à l'École des beaux-arts de Paris, auprès de Charles Percier (Wikipédia mentionne aussi Jacques Cellerier, avec qui il aurait travaillé à un projet pour le théâtre du Capitole de Toulouse).
Architecte départemental de la Haute-Garonne, d'après la fiche PSS-archi fondée sur la base Agorha de l'INHA ; il mène parallèlement une activité privée à Toulouse.
Réalisation de la demeure néoclassique de Troupiac (Groupiac) à Viviers-lès-Montagnes (Tarn), dont la notice Mérimée le désigne comme maître d'œuvre.
Date associée par PSS-archi à sa réalisation du palais de justice de Toulouse ; Wikipédia détaille ses interventions sur l'ancien palais (façades des cours, cour d'assises, tribunal de première instance).
Décès à Toulouse, à 78 ans.
Inscription des façades et toitures du château de Troupiac (Groupiac) au titre des monuments historiques.
Né à Toulouse en 1787, fils d'architecte, Jean-Pierre Laffon part se former à Paris à l'École des beaux-arts, où il suit l'enseignement de Charles Percier, l'un des maîtres du style Empire. Revenu dans sa ville natale, il y développe une clientèle privée tout en exerçant, d'après la base Agorha relayée par PSS-archi, la charge d'architecte départemental de la Haute-Garonne entre 1820 et 1848. Son nom reste attaché au palais de justice de Toulouse, dont il restructura l'ancien ensemble ; d'autres chantiers, comme l'ancienne école vétérinaire ou l'église du château de Villeneuve à Villeneuve-lès-Bouloc, lui sont aussi associés. Son nom apparaît parfois sous les formes Lafont ou Laffont. Il meurt à Toulouse en 1865.
Il faut distinguer Jean-Pierre Laffon (1787-1865) de son neveu et filleul Jean Pierre Alexandre Laffon (1819-1882), lui aussi architecte toulousain, élève d'Hippolyte Le Bas, architecte de la Ville de Toulouse de 1866 à 1870 puis architecte départemental à partir de 1878. La datation de Troupiac au premier quart du XIXe siècle exclut que l'œuvre revienne au neveu, alors enfant : c'est bien l'oncle que désigne la notice Mérimée. Par ailleurs, une source touristique amateur attribue au même Jean-Pierre Laffon l'agrandissement des baies et la régularisation néoclassique du château voisin de Viviers ; cette affirmation n'est pas reprise par la notice officielle de ce monument et doit être tenue pour non vérifiée.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.