Le château de Monthelon
Monthelon est une maison forte dont la campagne principale remonte au XVe siècle, d'après la base Mérimée qui l'inscrit aux monuments historiques depuis le 7 novembre 1927. Guy de Rabutin-Chantal, qui en avait acheté la seigneurie en 1580, en fit refaire la façade principale. Au XVIIe siècle, le domaine passa par dot à une fille de la famille, puis aux Langheac, avant d'être vendu au XVIIIe siècle ; Antoine Chartraire de Montigny le restaura vers 1774. Propriété privée, il ne se visite pas, mais la paroisse locale conserve des reliques de la sainte et en célèbre la mémoire.
Une vocation née pendant le veuvage
C'est depuis Monthelon que la jeune veuve se rend à Dijon pour le carême de 1604, où prêche l'évêque de Genève François de Sales. Il devient son directeur spirituel et vient la visiter au château à l'occasion du mariage de son frère. Leur collaboration aboutit en 1610 à la fondation à Annecy de la Visitation Sainte-Marie, communauté qui, à l'origine, n'impose pas la clôture. Jeanne quitte alors définitivement le domaine bourguignon.
Fondatrice et autrice spirituelle
Supérieure et fondatrice, elle consacre ses dernières décennies à l'essor de l'ordre et à la cause de canonisation de François de Sales, mort en 1622, l'année où elle perd aussi son fils Celse-Bénigne. Ses lettres et entretiens aux religieuses insistent sur l'humilité, la charité, l'obéissance et l'abandon à la Providence. Elle meurt à la Visitation de Moulins en décembre 1641, au retour d'un voyage, et repose à Annecy auprès de François de Sales. Béatifiée en 1751, elle est canonisée en 1767.