Bâle
Formonterhof
comte dont la veuve fit construire l'hôtel · 1722
→comte
Jean Formont de La Tour, appelé Johann dans les sources suisses de langue allemande, est un comte français originaire de Paris. On le connaît surtout par la demeure bâloise qui porte encore son nom, le Formonterhof. Les sources consultées ne donnent ni ses dates ni sa carrière et le présentent seulement comme le défunt mari de la commanditaire. Sa veuve achète vers 1720 la propriété du négociant Philipp Heinrich Fürstenberger, dans la St. Johanns-Vorstadt, et y fait élever une nouvelle maison, datée de 1722 par l'inventaire fédéral des biens culturels. Une chronique la décrit comme une femme pieuse et très riche. Elle meurt en 1727, et la maison, avec sa cour et son jardin, passe par héritage à Jean Magnet, de Neuchâtel. L'hôtel particulier, remanié en style néoclassique par Melchior Berri en 1832, est inscrit à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale (KGS 1679). Depuis 1942, il sert de cure à la paroisse catholique-chrétienne de Bâle. Le nom du comte reste ainsi attaché à l'un des palais urbains baroques de la vieille ville de Bâle.
Les sources disponibles ne disent presque rien de la vie de Jean Formont de La Tour : ni ses dates, ni sa fortune, ni la raison de la venue de sa famille à Bâle. Son nom survit pourtant dans la topographie de la ville, la grande maison de la St. Johanns-Vorstadt s'appelant le Formonterhof. L'inventaire fédéral le désigne comme un comte venu de Paris, la paroisse qui occupe aujourd'hui les lieux comme un noble français.
Sa veuve achète au négociant Philipp Heinrich Fürstenberger la propriété de la St. Johanns-Vorstadt, à Bâle, et y fait construire une nouvelle maison.
Date de construction du Formonterhof pour la veuve du comte, selon l'inventaire fédéral des biens culturels.
Mort de la veuve ; la maison passe par héritage à Jean Magnet, de Neuchâtel.
Melchior Berri remanie l'édifice en style néoclassique pour Nicolas Isaac Burckhardt-Zaeslin.
La paroisse catholique-chrétienne de Bâle-Ville achète la maison et en fait sa cure.
C'est sa veuve qui fait bâtir la maison. Vers 1720, elle achète une propriété au bord de la St. Johanns-Vorstadt et la fait reconstruire ; l'inventaire fédéral date le nouvel édifice de 1722. Une chronique citée par la paroisse retient surtout sa piété et l'importance de ses revenus. Elle meurt dès 1727 et la propriété revient à Jean Magnet, de Neuchâtel.
La maison passe ensuite à des familles d'industriels et de négociants bâlois (Zaeslin, Merian, Streckeisen, Burckhardt, Meyer-Merian). En 1832, Melchior Berri lui donne son allure néoclassique. En 1942, la paroisse catholique-chrétienne l'achète et en fait sa cure. Elle figure à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale, catégorie des palais urbains.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.