
Bayonne
Château de Caradoc
commanditaire
→2e baron Howden (1839) · lieutenant général (1859)
Fils du général John Francis Cradock, 1er baron Howden, John Hobart Cradock — qui adopta ensuite la graphie Caradoc — mena une double carrière de soldat et de diplomate au service de la Couronne britannique. Entré dans les Foot Guards en 1815, il fut aide de camp de Wellington pendant l'occupation de la France, siégea brièvement aux Communes pour Dundalk (1830-1831), hérita de la pairie en 1839, puis représenta le Royaume-Uni au Brésil (1847-1848) et surtout en Espagne (1850-1858). Lieutenant général en 1859, il quitta l'armée en 1861 pour se fixer à Bayonne, sur la rive droite de l'Adour, dans la propriété acquise à la fin de 1856 ou en 1857 à la place de l'ancien domaine de Mérignac. Il y fit élever par l'architecte italien Albano une demeure d'esprit italianisant cantonnée de tours octogonales, qu'il baptisa Casa Caradoc, et l'entoura d'un parc dont la réputation horticole dépassa vite la région. Il y mourut le 9 octobre 1873 sans postérité ; le titre s'éteignit avec lui et le domaine passa à son neveu Emmanuel Bocher, qui l'agrandit. Le château, devenu établissement de soins, et son parc ouvert au public conservent aujourd'hui son nom.
Formé dans l'entourage de Wellington, John Hobart Cradock passe une partie de sa jeunesse comme aide de camp, de la France occupée à Lisbonne et à Malte, avant d'obtenir des grades de plus en plus élevés jusqu'à celui de lieutenant général en 1859. Sa carrière bascule pourtant vers la diplomatie : il conduit une mission au Brésil et dans la région du Río de la Plata en 1847-1848, puis occupe pendant huit ans le poste de ministre plénipotentiaire à Madrid. Ce long séjour espagnol explique le nom qu'il donnera à sa résidence basque, Casa Caradoc, emprunté selon une tradition locale à une maison qu'il possédait en Espagne.
Château de CaradocEnseigne et lieutenant au 1st Foot Guards, il sert comme aide de camp de Wellington en France pendant l'occupation alliée.
Le 11 janvier, à Paris, il épouse Catherine Skavronsky, veuve du prince Bagration ; la même année, il est élu député de Dundalk en son absence, siège qu'il quitte à la dissolution de 1831.
Il succède à son père comme 2e baron Howden.
Envoyé extraordinaire au Brésil (1847-1848, avec une mission spéciale vers l'Argentine et l'Uruguay), puis en Espagne (1850-1858).
Acquisition à Bayonne d'une propriété d'environ deux hectares, l'ancien domaine de Mérignac, que l'architecte Albano transforme en résidence à tours octogonales : la Casa Caradoc. Les sources divergent sur la date (fin 1856 ou 1857).
Achat de la métairie voisine de Sescosse, qui porte le domaine à environ trois hectares.
Lieutenant général depuis 1859, il quitte l'armée et s'installe à Caradoc, alors que les travaux ne sont pas entièrement achevés.
Mort à Casa Caradoc, à Bayonne, après une longue maladie ; sans héritier direct, le titre de baron Howden s'éteint et la propriété revient à son neveu Emmanuel Bocher.
À la fin des années 1850, il achète sur les hauteurs de la rive nord de l'Adour une propriété bourgeoise vieillie, le domaine de Mérignac. Il en confie la transformation à l'architecte italien Albano, connu pour avoir travaillé à l'opéra italien de Londres ; celui-ci ne conserve que les fondations et élève une demeure aux accents italianisants, cantonnée de tours octogonales et tournée vers la ville et la chaîne des Pyrénées. Le domaine s'arrondit en 1858 de la métairie de Sescosse. Le général s'y installe en 1861 et y passe les douze dernières années de sa vie.
Sa mort en 1873 éteint la baronnie de Howden. La propriété revient à son neveu Emmanuel Bocher, qui l'agrandit jusqu'à une dizaine d'hectares et entretient un parc réputé parmi les hauts lieux de l'horticulture française ; le domaine passe ensuite au marquis de Fuente Hermosa. Devenu maison de retraite municipale puis clinique, le château garde le nom de son commanditaire, et son parc est ouvert au public.
1873-10-09 · Le général meurt dans son château bayonnais ; la baronnie s'éteint et le domaine passe à Emmanuel Bocher.
BayonneCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.