Virelade
Château de Virelade
commanditaire, sénateur-maire de Virelade
→Chevalier de la Légion d'honneur · Lieutenant-colonel (mobiles de la Gironde, puis armée territoriale)
Philippe-Marie-Joseph de Carayon-Latour (1824-1886) est un notable bordelais légitimiste dont le nom reste attaché au domaine de Virelade, sur la rive gauche de la Garonne en amont de Podensac. Formé à l'École polytechnique, il se consacre surtout à l'exploitation agricole de ses terres jusqu'en 1870. C'est durant cette période, vers 1860, que l'architecte Duphot élève pour lui une nouvelle demeure à Virelade, sur un domaine passé auparavant par les Pontac, les Le Berthon et le comte de Calvimont. L'ensemble, qui comprend aussi une chapelle, des communs et un parc paysager dessiné avec le concours du paysagiste Bühler, est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2010. La guerre de 1870 le fait entrer dans la vie publique : à la tête du bataillon des mobiles de la Gironde, il combat dans l'armée de l'Est, puis est élu à l'Assemblée nationale en février 1871 et siège à l'extrême droite. Battu aux législatives de 1876, il entre au Sénat comme sénateur inamovible en 1878. Veneur, il est associé à la création de la meute de chiens courants dits « de Virelade », à l'origine du Gascon saintongeois. Il meurt en 1886 dans son château de Virelade ; ses obsèques ont lieu à Podensac.
Le domaine de Virelade a connu plusieurs familles de la noblesse bordelaise avant Joseph de Carayon-Latour : les Pontac au XVIIIe siècle, puis les Le Berthon par alliance, et enfin le comte de Calvimont. Vers 1860, le nouveau propriétaire fait édifier une demeure neuve par l'architecte Duphot. La base Mérimée situe la campagne principale au milieu du XIXe siècle et associe au projet le paysagiste Bühler, à qui l'on doit le parc. La protection de 2010 porte sur un ensemble cohérent : le château dans sa totalité, la chapelle, les communs et le parc avec ses fabriques, ses murs de clôture et ses portails. C'est dans cette maison qu'il meurt en 1886.
Naissance à Bordeaux de Philippe-Marie-Joseph de Carayon-Latour ; les notices reprises par le Sénat divergent sur le jour exact (10 avril ou 10 août).
Ancien élève de l'École polytechnique, il se tient à l'écart des fonctions publiques du Second Empire en raison de ses convictions légitimistes et catholiques, et se consacre surtout à l'agriculture.
L'architecte Duphot construit pour lui une nouvelle demeure à Virelade, sur un domaine passé successivement aux Pontac, aux Le Berthon et au comte de Calvimont.
Commandant du bataillon des mobiles de la Gironde, il participe à la campagne de l'Est et au combat de Nuits, puis dirige l'internement de son bataillon en Suisse après la retraite de Bourbaki ; il est fait chevalier de la Légion d'honneur et lieutenant-colonel.
Élu représentant de la Gironde à l'Assemblée nationale, deuxième sur quatorze ; il siège à l'extrême droite.
Battu aux élections législatives dans la 4e circonscription de Bordeaux, puis de nouveau après la dissolution de la Chambre.
Élu sénateur inamovible en remplacement du général d'Aurelle de Paladines ; il siège avec la droite monarchiste (groupe des chevau-légers) jusqu'à sa mort.
Il meurt d'une affection de l'estomac dans son château de Virelade ; les obsèques sont célébrées à Podensac et un buste par Chapus est offert par souscription à l'hôtel de ville de Bordeaux.
Le château de Virelade, avec sa chapelle, ses communs et son parc (fabriques, murs de clôture et portails), est inscrit au titre des monuments historiques.
Resté à l'écart de la vie publique sous le Second Empire, Carayon-Latour prend en 1870 le commandement du bataillon des mobiles de la Gironde. Il fait campagne dans l'Est, se bat à Nuits, puis conduit l'internement de ses hommes en Suisse. Cette conduite lui vaut la croix de la Légion d'honneur et le grade de lieutenant-colonel. Élu à l'Assemblée nationale en février 1871, il siège parmi les légitimistes ; battu en 1876, il retrouve le Parlement en 1878 comme sénateur inamovible, élu par le Sénat lui-même. La notice parlementaire le décrit comme un orateur peu présent à la tribune.
Le nom de Virelade est aussi entré dans l'histoire de la vénerie. Au milieu du XIXe siècle, Joseph de Carayon-Latour croise les derniers chiens de Saintonge avec des grands bleus de Gascogne de type ancien ; les sujets blancs mouchetés de noir issus de ces croisements donnent naissance au Gascon saintongeois, parfois appelé « chien de Virelade ». La meute était spécialisée dans la chasse du chevreuil.
1886 · Le sénateur inamovible meurt dans son château ; obsèques à Podensac.
Château de Virelade, Virelade (Gironde)2010-07-27 · Inscription du château, de la chapelle, des communs et du parc.
Virelade (Gironde)Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.