Odenas
Château de La Chaize
architecte (attribution)
→Premier architecte du roi (1681) · Surintendant des Bâtiments du roi (1699) · Comte de Sagonne · Chevalier de l'ordre de Saint-Lazare (1682) · Membre de l'Académie royale d'architecture (1675)
Avant Versailles, il y eut Clagny : c'est en dessinant vers 1674-1675 la demeure que Louis XIV offrait à Madame de Montespan, à deux pas du château royal, que le jeune Jules Hardouin – qui avait ajouté à son nom celui de son grand-oncle François Mansart – gagna la confiance du roi. La suite de sa carrière se lit comme une géographie des résidences de plaisance d'Île-de-France : le pavillon royal et les douze pavillons de Marly (1679-1686), le château de Dampierre remanié dans les années 1680, puis, à la fin de sa vie, la reconstruction de Guermantes. Premier architecte du roi à partir de 1681, surintendant des Bâtiments en 1699, il mourut en 1708 à Marly, dans le domaine qu'il avait conçu pour que Louis XIV échappe au cérémonial de Versailles. Sur Carte des Châteaux, sa fiche relie ainsi des lieux en partie disparus (Clagny, détruit en 1769 ; Marly, démantelé au début du XIXe siècle) à des châteaux toujours debout, et un réseau de commanditaires où se croisent le roi, sa favorite et la haute aristocratie de cour.
Le château de Clagny, au nord-est du château de Versailles, est commandé pour Madame de Montespan, favorite de Louis XIV. Le projet, d'abord suivi par Antoine Le Paultre, est confié à Hardouin-Mansart qui en reprend les plans et une partie de ceux des jardins aux côtés d'André Le Nôtre. Le chantier (1674/1675-1680 selon les sources) est considéré comme son premier grand ouvrage pour la famille royale ; il lui vaut d'être nommé architecte ordinaire du roi et d'entrer à l'Académie royale d'architecture en 1675. La chapelle de Clagny aurait servi de modèle aux chapelles latérales des Invalides. Revenu à la Couronne, le château est démoli en 1769 : il n'en subsiste que des plans et élévations, dont une élévation du corps central conservée aux Archives nationales.
Naissance à Paris.
Ajoute le nom de Mansart, celui de son grand-oncle François Mansart, à son patronyme.
Transforme la maison du Val, en forêt de Saint-Germain, en petit château pour Louis XIV.
Chantier du château de Clagny pour Madame de Montespan.
Architecte ordinaire du roi et membre de l'Académie royale d'architecture.
Début des travaux du domaine de Marly.
Premier architecte du roi.
Portrait par Hyacinthe Rigaud devant le dôme des Invalides.
Reconstruction du château de Guermantes.
Mort subite à Marly-le-Roi.
Odenas
architecte (attribution)
→Pomponne
architecte
→Guermantes
architecte
→Guiry-en-Vexin
achèvement
→Dampierre-en-Yvelines
architecte
→Marly-le-Roi
architecte
→Versailles
architecte
→À partir de 1679, Louis XIV lui confie Marly, une retraite pensée à l'opposé du cérémonial versaillais. Hardouin-Mansart y dispose un pavillon royal central entouré de douze pavillons destinés aux invités, alignés de part et d'autre d'un grand miroir d'eau, auxquels s'ajoutent des pavillons de service. Le roi y vient pour la première fois en 1683 et y séjourne à partir de 1686 ; les invitations aux « Marlys » deviennent une faveur recherchée. Les dessins conservés au Louvre (élévations des pavillons, projets de façade) documentent ce programme aujourd'hui disparu. L'architecte meurt subitement à Marly le 11 mai 1708 ; le domaine, vidé après 1792 puis démoli au début du XIXe siècle, ne conserve plus que son parc, l'abreuvoir et un musée.
Parallèlement aux chantiers royaux, Hardouin-Mansart remanie des demeures aristocratiques : le château de Dampierre-en-Yvelines (années 1680), l'orangerie de Sceaux (1686), le château de Vanves (1698) et la reconstruction du château de Guermantes avec ses perrons (1698-1707). Une attribution relie aussi à son nom le château de La Chaize, en Beaujolais (vers 1676). Pour ces commandes, la part exacte de l'agence – où travaillaient notamment son beau-frère Robert de Cotte et Pierre Cailleteau dit Lassurance – reste discutée, Saint-Simon allant jusqu'à contester ses compétences personnelles.
En 1685, Hyacinthe Rigaud peint Hardouin-Mansart portant le cordon de l'ordre de Saint-Lazare, dont il est chevalier depuis le 7 février 1682, devant le dôme des Invalides alors en construction : l'architecte se fait représenter avec l'édifice qui l'occupait le plus. Le tableau appartient au département des Peintures du Louvre (INV 7510) ; Rigaud en exécuta un second en 1702, connu par la gravure de Gérard Edelinck.
1679 · Retraite à pavillons ; premier séjour royal en 1686.
Marly-le-Roi1674-1680 · Chantier qui révèle Hardouin-Mansart à la cour.
VersaillesCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.