Courthézon
Château de Val-Seille
architecte
→Louis Astric est l'architecte du XIXe siècle à qui la commune de Courthézon et le Département de Vaucluse attribuent les plans du château de Val-Seille. Entre 1866 et 1868, il y conçoit pour Élie Dussaud, entrepreneur de travaux maritimes originaire du village et associé aux chantiers de Ferdinand de Lesseps, une demeure néo-Renaissance qui puise librement dans le répertoire des châteaux de la Loire, Chambord, Azay-le-Rideau ou Chenonceau, interprété avec fantaisie. Ce parti est rare en Provence, et c'est ce qui fait aujourd'hui la singularité de l'édifice. L'œuvre d'Astric a ensuite été prolongée : la façade arrière est agrandie par Gustave Mouriès, et la galerie des tableaux reçoit un plafond d'Alfred Casile figurant les ports des grands chantiers de Dussaud. Acquis par la commune en 1952, le château abrite l'hôtel de ville et a été inscrit monument historique en 1994. Les sources consultées n'apportent pas de données biographiques sur l'architecte (dates, formation, autres réalisations), qui reste connu par cette seule œuvre.
Le site de la commune décrit Val-Seille comme une libre variation sur la première Renaissance française, inspirée de Chambord, d'Azay-le-Rideau et de Chenonceau. Le Département de Vaucluse souligne que ce choix néo-Renaissance fait du château un exemple unique dans la région. Le programme répond à l'ambition d'Élie Dussaud, enfant du pays enrichi par les grands chantiers portuaires, qui revient à Courthézon s'y faire bâtir une résidence de prestige.
Début de la construction du château de Val-Seille à Courthézon, sur les plans de Louis Astric, pour Élie Dussaud.
Achèvement du château néo-Renaissance, date retenue par le Département de Vaucluse et les guides locaux.
Agrandissement de la façade arrière sous la direction de l'architecte Gustave Mouriès (1872 selon une autre source).
La commune de Courthézon acquiert le château et y installe la mairie.
Inscription de l'ancien château au titre des monuments historiques (arrêté du 30 mai 1994).
Le château est agrandi à l'arrière par Gustave Mouriès et doté d'une galerie de peinture décorée par Alfred Casile, aujourd'hui salle du conseil municipal. Racheté par la commune en 1952, il devient hôtel de ville ; son parc à la française est ouvert au public. L'ancien château est inscrit monument historique en 1994, avec les substructions du bassin.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.