Saint-Amancet
Château de Saint Chameaux
maréchal de France, mort au château
→Maréchal de France (1921) · Membre de l'Académie française (fauteuil 14, 1934)
Né en 1856 à Mostaganem, Louis Franchet d'Espèrey sort de Saint-Cyr en 1876 et sert d'abord outre-mer : Tunisie, Tonkin, Chine, Maroc. En septembre 1914, il prend la tête de la 5e armée pendant la bataille de la Marne. En 1918, à Salonique, il commande les armées alliées d'Orient, dont l'offensive amène la Bulgarie à signer l'armistice. Maréchal de France en 1921 et élu à l'Académie française en 1934, il se retire en 1940 à Saint-Amancet, au pied de la Montagne noire tarnaise. Il y meurt le 8 juillet 1942, au château de Saint-Chameaux, une demeure du XIVe siècle remaniée au XIXe siècle. Après une inhumation provisoire dans la cathédrale d'Albi, il repose depuis 1947 aux Invalides.
Né à Mostaganem dans une famille de cavaliers, Louis Franchet d'Espèrey sort de Saint-Cyr en 1876. Sa carrière commence loin de la métropole : campagne de Tunisie en 1881-1882, deux années au Tonkin, expédition de Chine contre les Boxers en 1900, puis Maroc occidental sous Lyautey en 1912. Ces années coloniales le préparent au commandement de grandes unités. En 1914, il commande le 1er corps d'armée à Lille.
Naissance à Mostaganem (Algérie). Son père est officier de chasseurs d'Afrique.
Sortie de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Campagnes de Tunisie, du Tonkin, de Chine (1900) et du Maroc occidental (1912).
Prend le commandement de la 5e armée, engagée dans la bataille de la Marne.
Commandant en chef des armées alliées d'Orient. Après la percée de Dobro Polje, la Bulgarie signe l'armistice.
Élevé à la dignité de maréchal de France.
Élu à l'Académie française au fauteuil 14, où il succède au maréchal Lyautey.
Se retire à Saint-Amancet, dans le Tarn.
Meurt au château de Saint-Chameaux, à Saint-Amancet, à 86 ans.
Inhumé dans la crypte de Saint-Louis-des-Invalides, après un dépôt provisoire dans la cathédrale d'Albi.
Le 3 septembre 1914, il reçoit le commandement de la 5e armée, qui joue un rôle décisif dans la bataille de la Marne. En juin 1918, il succède à Guillaumat à la tête des armées alliées d'Orient, basées à Salonique. L'offensive lancée dans la Moglena, avec la prise de Dobro Polje, rompt le front bulgare, et la Bulgarie signe l'armistice dès la fin de septembre 1918. Ce succès lui vaut le bâton de maréchal en 1921. En 1934, l'Académie française l'élit au fauteuil de Lyautey.
En 1940, après la défaite, le maréchal se retire à Saint-Amancet, petite commune du Tarn au pied de la Montagne noire, alors en zone non occupée. Il y meurt le 8 juillet 1942, au château de Saint-Chameaux. Cette demeure est attestée au XIVe siècle et attribuée à Sicard de Roquefort ; elle passe ensuite aux Villespassans puis aux Faure, avant d'être restaurée au XIXe siècle. Elle se compose d'un logis quadrangulaire cantonné de tours. Les sources consultées ne précisent pas à quel titre le maréchal y vivait.
Le corps du maréchal est d'abord déposé dans la chapelle des Trois-Maries de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Après la Libération, il est transféré à Paris et inhumé le 24 octobre 1947 dans la crypte de l'église Saint-Louis-des-Invalides. Ce parcours funéraire relie trois lieux : le château tarnais où il s'est éteint, la cathédrale albigeoise qui l'accueille pendant l'Occupation, puis le panthéon militaire parisien. Sa mémoire marque aussi l'espace public : à Lorient, par exemple, un boulevard porte son nom.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.