Le Plessis-Robinson
Château du Plessis-Robinson
propriétaire (1853-1864), éditeur
→Fondateur de la maison d'édition qui porte toujours son nom, Louis Hachette (1800-1864) est lié au Plessis-Robinson, alors appelé Le Plessis-Piquet. Au milieu du XIXe siècle, il fait de l'ancien château des seigneurs du Plessis sa résidence de campagne. Il y reçoit écrivains, critiques, journalistes et artistes, et y meurt en 1864. Endommagée pendant la guerre de 1870, la demeure est restaurée par son fils Georges. La famille la garde jusqu'à la Première Guerre mondiale. Le château abrite aujourd'hui l'hôtel de ville, et on l'appelle encore souvent « château Hachette ».
Au XIXe siècle, Le Plessis-Piquet est un village où des familles parisiennes aisées viennent se mettre au vert. Selon le journal municipal, les Hachette occupent vers 1848 le château du Plessis et ses quelque 65 hectares de bois et de terres ; ils sont alliés par mariage aux Bréton, installés dans le petit château voisin. L'édifice est alors déjà ancien : maison de plaisance au début du XVe siècle pour Jean Piquet de la Haye, trésorier de Charles VI, il fut ensuite la résidence du maréchal de Montesquiou d'Artagnan, mort sur place en 1725. Remanié au XVIIIe siècle, il a perdu son aile sud, et un long bâtiment percé d'un porche relie le logis à l'église.
Naissance à Rethel ; élève au lycée Louis-le-Grand, où il a pour condisciple Émile Littré, puis admission à l'École normale.
La suppression de l'École normale sous la Restauration interrompt ses études.
Rachat de la librairie Brédif, près de la Sorbonne, point de départ de la maison Hachette.
Après la loi Guizot sur l'instruction primaire, il obtient une commande massive de manuels scolaires.
Fondation de L. Hachette et Cie et contrat avec Émile Littré pour un dictionnaire de la langue française.
La famille Hachette s'installe au château du Plessis et dans son domaine d'environ 65 hectares ; les sources divergent sur la date exacte d'acquisition.
Concession des bibliothèques de gare passée avec plusieurs compagnies de chemin de fer.
Parution des premiers volumes du dictionnaire de Littré.
Mort au château du Plessis-Piquet.
Le château, endommagé par les combats de 1870, est restauré par Georges Hachette ; les héritiers le vendent en 1917 à l'office HBM de la Seine.
La fiche patrimoniale de l'intercommunalité retient avant tout l'usage que l'éditeur fait du château : un lieu de réception pour les auteurs, critiques, journalistes et artistes de son entourage. À cette époque, la maison Hachette publie des manuels scolaires, des dictionnaires et des collections destinées aux voyageurs du rail ; la demeure du Plessis fait office de prolongement champêtre de la librairie parisienne. Louis Hachette y meurt le 31 juillet 1864, date que donnent aussi Larousse et le site de la maison d'édition.
Formé à Louis-le-Grand puis à l'École normale, Louis Hachette voit ses études interrompues lorsque l'école est supprimée en 1822. En 1826, il rachète la librairie Brédif, près de la Sorbonne. La loi Guizot de 1833 lui ouvre le marché des manuels scolaires. Il fonde L. Hachette et Cie en 1846. En 1852, il obtient la concession des bibliothèques de gare, inspirée des pratiques britanniques et à l'origine des futurs Relais H. Il signe aussi avec son ami Émile Littré le grand dictionnaire de la langue française, publié à partir de 1863.
En 1870, les combats entre troupes françaises et bavaroises abîment gravement le château, que Georges Hachette fait restaurer. La famille reste influente dans la vie locale jusqu'à la veille de la Grande Guerre. En 1917, elle cède le domaine à l'office d'habitations à bon marché de la Seine, qui y prépare une cité-jardin. La mairie s'installe dans l'ancien château le 14 juillet 1931, mais la commune ne rachète le bâtiment qu'en 1992. Rénové en 2021-2022, il figure au premier rang de l'inventaire du patrimoine bâti remarquable local, sans protection au titre des monuments historiques.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.