Personnalité historique

Charles-François Mandar

ingénieur en chef des Ponts et Chaussées · professeur à l'École des Ponts et Chaussées

Charles-François Mandar (1757-1844), ingénieur militaire devenu architecte puis ingénieur des Ponts et Chaussées, est le dernier grand intervenant connu sur le château de Romainville avant son déclin. En 1823, le nouveau propriétaire, un Noailles, lui confie le relevé du château, des travaux intérieurs et extérieurs et la reprise du parc créé à la fin du XVIIIe siècle sous le maréchal de Ségur. Mandar conserve alignements d'arbres, pièce d'eau et potager, supprime certains bassins et parterres et ajoute allées et jeux d'eau. Ses plans, conservés à l'École des Ponts, constituent le dernier état documenté du domaine avant sa démolition partielle en 1839.

Portrait de Charles-François Mandar
Naissance1757, Marines (Val-d'Oise)
Décès1844, Paris (1845 selon Seine-Saint-Denis Tourisme)
Fonctioningénieur en chef des Ponts et Chaussées · professeur à l'École des Ponts et Chaussées
ÉpoqueFin de l'Ancien Régime, Révolution, Empire et Restauration
Histoire & patrimoine

Un ingénieur au service de l'architecture civile

Formé à l'École royale militaire, Charles-François Mandar commence comme ingénieur-géographe, puis collabore avec Montalembert aux fortifications de l'île d'Aix avant d'enseigner l'architecture civile et la fortification à Pontlevoy. À partir de 1787, il exerce comme architecte à Paris et dans ses environs. En 1790, il lotit la rue qui porte encore son nom et dessine les installations du Champ-de-Mars pour la fête de la Fédération. Entré dans le corps des Ponts et Chaussées en 1796, il y enseigne jusqu'en 1820 et publie plusieurs recueils d'architecture civile et de détails de construction, qui font de lui un praticien attentif à la distribution et à la mise en œuvre plus qu'un auteur de grands monuments.

Frise chronologique

Repères dans sa vie

1757

Naissance à Marines, dans l'actuel Val-d'Oise.

1772-1780

Formation à l'École royale militaire de Paris, puis emploi d'ingénieur-géographe au département des Affaires étrangères à Versailles.

1783-1786

Enseigne l'architecture civile et la fortification à l'École militaire de Pontlevoy, après avoir travaillé avec Montalembert au fort d'Aix.

1790

Ouvre la rue qui porte son nom (actuel 2e arrondissement de Paris) et conçoit les installations du Champ-de-Mars pour la fête de la Fédération.

1796

Nommé ingénieur des Ponts et Chaussées ; il enseigne à l'École des Ponts et Chaussées jusqu'en 1820.

1823

À la demande du nouveau propriétaire du château de Romainville, un Noailles, il relève le château, y dirige des travaux et remanie le parc paysager hérité des Ségur.

1830

Quitte définitivement le corps des Ponts et Chaussées.

1839

Le château de Romainville est vendu à un spéculateur et partiellement démoli ; les plans de Mandar en restent le dernier état connu.

Patrimoine associé

Les châteaux liés à cette personnalité

0 lieu
Réseau historique

Personnalités liées

Approfondir

Charles-François Mandar dans l’histoire

Romainville, 1823 : le dernier projet pour un domaine en sursis

Lorsqu'un membre de la famille de Noailles acquiert le château de Romainville en 1823, le domaine a déjà perdu l'éclat qu'il avait connu sous le maréchal de Ségur, ministre de la Guerre, et son parc à l'anglaise décrit par Le Rouge. Mandar est chargé de relever l'édifice et d'y conduire des travaux, mais surtout de repenser le jardin : il garde les alignements d'arbres, la pièce d'eau et le potager, supprime une partie des bassins et parterres et trace de nouvelles allées agrémentées de jeux d'eau. Selon la Région Île-de-France, ses relevés et plans de 1823, conservés à l'École des Ponts, sont les documents les plus récents connus avant la vente de 1839 à un spéculateur, la démolition partielle du corps de logis et l'ouverture des carrières de gypse. Le site, devenu propriété publique, a vu ses dernières ruines démolies en 2017.

Documentation

Sources de la fiche

Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.