
Forbach
Château Barrabino
Résidente, épouse morganatique du duc Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld, comtesse de Forbach
→comtesse de Forbach
Née à Strasbourg en 1734 dans une famille de comédiens, danseuse remarquée à la cour de Mannheim, Marianne Camasse devient l'épouse morganatique du duc Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld, puis comtesse de Forbach grâce à l'appui de Louis XV. Le château Barrabino de Forbach, acquis et remanié pour elle vers 1756, devient son cadre de vie et, après 1775, le lieu d'une cour d'artistes et de lettrés où l'on croise Diderot, Grimm, Gluck ou Benjamin Franklin. Elle meurt à Paris en 1807, après un exil pendant la Révolution.
Fille de comédiens strasbourgeois passés par la troupe de Lunéville, Marianne Camasse attire l'attention du duc Christian IV de Deux-Ponts à Mannheim. L'union, morganatique, ne lui donne pas le rang de son époux ; un titre de comtesse de Forbach, obtenu avec l'appui de Louis XV, compense ce défaut de statut. Les sources divergent sur la date exacte du mariage (1751 ou 1757).
Château BarrabinoNaissance à Strasbourg dans une famille de théâtre ; la famille rejoint en 1738 la troupe de Lunéville au service du duc Stanislas.
Rencontre avec Christian IV à la cour de Mannheim, puis union morganatique ; la date du mariage varie selon les sources (1751 ou 1757). Titre de comtesse de Forbach obtenu avec l'appui de Louis XV.
Le château de Forbach (Barrabino, bâti en 1717) est acheté et remanié par le duc pour la jeune femme.
Portrait de la comtesse avec ses fils Christian et Wilhelm par Johann Christian Mannlich, conservé au Historisches Museum der Pfalz (Spire).
Mort de Christian IV ; la veuve et ses enfants doivent se retirer à Forbach, où elle tient cour.
Un règlement reconnaît la situation de la comtesse, qui reçoit biens, seigneuries et un revenu annuel de 57 000 livres.
Mort à Paris, à 73 ans.
Le château baroque élevé en 1717 est acquis et remanié par le duc vers 1756 pour sa jeune épouse. Après la mort de Christian IV en 1775, elle s'y établit et y reçoit artistes et intellectuels, selon la fiche touristique départementale.
Le portrait de Mannlich la montre avec ses fils, le duc n'étant représenté que par un cadre, la raison d'État interdisant de le figurer en personne. La notice de Ut Pictura 18 la compare, dans son ambition de mécénat, à un rôle de type Pompadour.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.