Occagnes
Château de Cuy
Vendeur du château en 1809
→comte · baron-pair (1824) · chevalier de la Légion d'honneur
Né à Argentan en 1767, Nicolas-François-Dominique-Camille d'Orglandes est issu d'une lignée normande dont la branche paternelle s'était alliée à la famille du Four de Cuy, ce qui explique la présence du château de Cuy, à Occagnes, dans son patrimoine. Royaliste engagé sous la Révolution, il se replie en Normandie en 1794 et trouve refuge à Cuy. Conseiller général de l'Orne dès le Consulat, il vend le château de Cuy en 1809, après avoir acquis en 1800 le domaine de Lonné. Député de l'Orne sous la Seconde Restauration puis pair de France en 1823, il meurt à Paris en 1857.
Le château de Cuy, à Occagnes près d'Argentan, est un édifice du XVIIe siècle dont les façades, les toitures et les grilles d'entrée sont inscrites monuments historiques depuis 1936. Il semble entré dans la famille d'Orglandes par le mariage, célébré à Argentan en 1765, de Nicolas Charles Camille d'Orglandes avec Marguerite du Four de Cuy. Leur fils Nicolas, né en 1767, y trouve refuge pendant la Terreur, avant de recentrer son patrimoine : il acquiert Lonné en 1800 et se défait de Cuy en 1809, vente documentée par la notice que lui consacre l'historien Jean-Claude Martin dans les Grands notables du Premier Empire (CNRS).
Naissance à Argentan, dans la généralité d'Alençon.
Mariage avec Anne-Catherine d'Andlau ; il est inquiété au moment de la fuite du roi à Varennes.
Retrait en Normandie ; la notice biographique le dit réfugié au château de Cuy, près d'Argentan, pendant la Terreur. Début de la vente de ses biens autour de Briouze.
Devenu conseiller général de l'Orne après le 18 Brumaire, il achète le château de Lonné.
Le comte Nicolas d'Orglandes vend le château de Cuy (Occagnes), d'après J.-C. Martin, Grands notables du Premier Empire : Orne, cité par Wikipédia.
Député de l'Orne sous la Seconde Restauration ; président du conseil général de l'Orne de 1815 à 1827.
Nommé pair de France ; il démissionne de la pairie le 5 janvier 1832.
Décès à Paris.
Élève du collège du Plessis, le jeune comte se signale au début de la Révolution par son attachement à Louis XVI, au point d'être arrêté après Varennes. Revenu en Normandie en 1794, il s'insère sous le Consulat dans l'administration départementale comme conseiller général, fonction qu'il conserve jusqu'en 1830 et qui le mène à la présidence de l'assemblée départementale. La Restauration fait de lui un député de l'Orne de 1815 à 1823, puis un pair de France ; discret à la tribune, il y défend surtout le clergé du diocèse de Sées. Après 1830, il quitte la Chambre des pairs et rend visite aux Bourbons en exil.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.