Méhoudin
Château de Monceaux
propriétaire (1915)
→Octave Join-Lambert (1870-1956) est un archiviste-paléographe, archéologue et peintre normand. Il a lié son nom au domaine de Monceaux, à Méhoudin (Orne). Il l'acquiert en 1915 auprès de son cousin Henri Gonse, qui avait commencé à en compléter les jardins. En 1920, il fait reconstruire le château dans ses formes du XVIIIe siècle, sur une structure en béton armé, par François-Benjamin Chaussemiche, architecte en chef du château de Versailles. Une orangerie est élevée à la même époque. Formé à l'École des chartes puis membre de l'École française de Rome, il a mis sa culture d'historien de l'architecture au service de cette demeure. Ses jardins de topiaires figurent aujourd'hui parmi les éléments protégés au titre des monuments historiques. Il meurt à Méhoudin.
Octave Join-Lambert entre à l'École des chartes en 1890 et soutient une thèse sur l'architecture religieuse de l'ancien diocèse de Meaux. De 1895 à 1898, il est membre de l'École française de Rome. Avec Émile Bertaux, il y étudie les châteaux de Frédéric II en Sicile et en Italie du Sud. Il publie ensuite dans les Mélanges d'archéologie et d'histoire et le Bulletin monumental, ainsi qu'un guide intitulé En Sicile (1902). Peintre prolifique, il laisse environ trois cents œuvres : portraits, paysages, vues de monuments, dessins et céramiques. Ce double regard d'historien de l'architecture et d'artiste éclaire la façon dont il aborde plus tard sa propre demeure.
Naissance à Livet-sur-Authou (Eure), fils d'Arthur Join-Lambert.
Admission à l'École des chartes ; sa thèse porte sur l'architecture religieuse de l'ancien diocèse de Meaux.
Membre de l'École française de Rome ; travaux, avec Émile Bertaux, sur les châteaux de Frédéric II en Sicile et en Italie du Sud.
Mariage avec Marie Lacave-Laplagne.
Le domaine de Monceaux appartient à Henri Gonse, son cousin, qui entreprend de compléter les jardins.
Achat du domaine de Monceaux à Méhoudin.
Reconstruction à l'identique du château, en béton armé, par l'architecte François-Benjamin Chaussemiche ; construction de l'orangerie. Wikipédia situe la restauration du domaine dès 1917.
Décès à Méhoudin, sur les terres de Monceaux.
Le domaine de Monceaux, à Méhoudin, s'élève sur l'emplacement d'un manoir du XVIe siècle, rebâti vers 1730-1740. Ses premiers jardins, d'inspiration italienne, datent de cette époque. Henri Gonse, propriétaire en 1912, en poursuit l'aménagement. Son cousin Octave Join-Lambert achète le domaine en 1915. En 1920, il fait reconstruire le château dans ses formes anciennes, mais sur une ossature en béton armé, par François-Benjamin Chaussemiche, architecte en chef de Versailles. L'orangerie date de la même campagne. Wikipédia situe la restauration dès 1917 ; la notice Mérimée retient 1920 pour la reconstruction.
Les jardins de Monceaux sont réputés pour leurs arbres taillés et passent pour un haut lieu de l'art topiaire. L'arrêté d'inscription du 31 août 1993 protège un ensemble très étendu. Il comprend les avenues d'accès et l'avant-cour avec son saut-de-loup et sa grille. S'y ajoutent les façades et toitures du château, des communs, de la maison du jardinier, de l'orangerie et de la ferme. Sont aussi protégés les terrasses avec leur bassin rond, le théâtre de verdure à l'italienne, les parterres de charmilles et de topiaires, les deux potagers et les vergers clos. Cet ensemble cohérent conserve la trace de la campagne menée par Join-Lambert au début du XXe siècle.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.