Gottmadingen
Schloss Randegg
résident ; auteur des vitraux de la chapelle · 1933-1936
→Professeur à l'Académie des beaux-arts de Dresde (1927-1933)
Figure majeure de la Nouvelle Objectivité, Otto Dix (1891-1969) est révoqué dès 1933 de sa chaire à l'Académie des beaux-arts de Dresde par le régime nazi, qui classe bientôt son œuvre parmi l'« art dégénéré ». Il se replie alors avec sa femme Martha et leurs enfants au château de Randegg, dans le Hegau, où la famille vit de 1933 à 1936 avant de s'établir dans une maison construite à Hemmenhofen, sur la presqu'île de Höri. Dans cet exil intérieur, il peint surtout des paysages à la manière des maîtres anciens. Resté attaché à la région du lac de Constance, il réalise aussi des vitraux pour des églises locales. Il meurt à Singen en 1969.
Professeur à Dresde depuis 1927, Dix figure parmi les premiers artistes privés de leur poste par le régime nazi en 1933. Plutôt que d'émigrer, il choisit le retrait : il quitte la Saxe pour le Hegau, à quelques kilomètres de la frontière suisse, puis s'installe en 1936 à Hemmenhofen. Durant ces années, il délaisse la satire sociale de la Nouvelle Objectivité pour des paysages minutieux, et noue des liens avec la Suisse. Mobilisé en 1945, il retrouve après la guerre sa maison de la Höri, où il travaille jusqu'à sa mort en 1969.
Naissance à Gera, en Thuringe.
Professeur à l'Académie des beaux-arts de Dresde.
Révoqué par les nazis, il s'installe avec sa famille au château de Randegg.
La famille emménage dans sa maison de Hemmenhofen.
Mobilisé dans le Volkssturm, il connaît la captivité française.
Vitraux de la Petruskirche de Kattenhorn.
Mort à Singen.
Le château de Randegg, à Gottmadingen, reconstruit à partir de 1567 par les Schellenberg après la ruine du château médiéval en 1499, appartenait depuis 1923 au médecin et collectionneur düsseldorfois Hans Koch. Il accueille de 1933 à 1936 Otto Dix, sa femme Martha et leurs enfants, premier refuge de la famille après Dresde. Le peintre garde ensuite un lien avec le lieu : les vitraux de la chapelle castrale de 1592 lui sont attribués et datés de 1963, dans la continuité de sa production religieuse tardive.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.