
Le Croisic
Manoir de Kervaudu
propriétaire, historiographe de Gaston d'Orléans et poète royal
→sieur de l'Espine
René Gentilhomme (juillet 1610 – Nantes, 12 novembre 1671), sieur de l'Espine, est un poète d'origine bretonne lié au Croisic. Page puis poète de cour dans l'orbite de Gaston d'Orléans, il reçut selon la tradition locale un titre d'historiographe pour une pièce célébrant la naissance attendue de Louis XIV. Les sources locales le désignent comme propriétaire du manoir de Kervaudu, qu'il aurait conservé jusqu'à sa mort ; son parcours, marqué par la disgrâce, un procès et son appartenance au milieu réformé breton, reste en partie incertain.
Les sources locales présentent René Gentilhomme comme un poète vivant des gratifications des grands. La tradition rapportée par les Protestants bretons raconte qu'un poème sur un dauphin échoué au Croisic, annonçant la naissance attendue de Louis XIV, lui aurait valu une charge d'historiographe de Gaston d'Orléans. InfoBretagne propose une autre version, un impromptu sur un coup de foudre, et parle d'historiographe nominal : l'épisode reste donc discuté.
Manoir de KervauduNaissance de René Gentilhomme ; la filiation (René Timothée ou Jean Gentilhomme) est donnée différemment selon les sources, BnF data le disant fils de Jean, sieur de l'Espine.
Selon InfoBretagne, il entre comme page dans la maison de Gaston d'Orléans.
Des stances à son nom sur l'entrée de l'ambassadeur comte palatin sont imprimées à Paris (notice BnF).
Parution de ses principaux écrits, où il célèbre des coreligionnaires bretons.
Décès à Nantes ; l'acte figure au registre protestant de l'Église de Nantes-Sucé. Il aurait conservé Kervaudu jusqu'à cette date (E. de Cornulier, cité par InfoBretagne).
Le manoir de la fin du XVe siècle, d'abord aux mains de protestants, est attribué à Jean puis René Gentilhomme. InfoBretagne rapporte, d'après E. de Cornulier, que René le garda jusqu'à sa mort, puis que la famille Le Gruyer en hérita ; l'hypothèse que les Gentilhomme l'aient bâti n'est pas certaine.
InfoBretagne mentionne une brouille avec Gaston d'Orléans, un refuge en Hollande et un procès ruineux contre un parent. Les Protestants bretons ne parlent que d'un retour en Bretagne ; la notice BnF le dit passé par Blois, La Haye, Paris et Nantes. Le détail de l'exil est donc à attribuer prudemment.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.