
Le Parcq
Château d'Hesdin
comte d'Artois, concepteur du parc d'Hesdin
→Comte d'Artois
Robert II d'Artois (1250-1302), neveu de saint Louis, est le grand bâtisseur du château et du parc de Hesdin. Rentré de Sicile en 1289, il y lance dès 1293 de gros travaux, fait clore le parc d'un mur en 1295 et s'inspire des jardins de Palerme pour ses décors à effets d'eau et ses automates. Tué à Courtrai en 1302, il laisse un domaine largement aménagé que sa fille Mahaut puis les ducs de Bourgogne prolongent, jusqu'à la destruction de Hesdin par Charles Quint en 1553.
Après son séjour en Sicile (1285-1289), Robert II engage dès 1293 de gros travaux à Hesdin. Son agent Renaud Coignet de Barlète dirige château et parc de 1292 à 1299. Le mur d'enceinte du parc est élevé en 1295 et le domaine est agrandi aux dépens des moines d'Auchy. Sous son principat sont aussi achevés l'annexe du château, la gloriette, une chapelle et un pont près du pavillon. Wikipédia précise qu'il commanda une statue de Louis IX pour la chapelle.
Château d'HesdinRobert II gouverne en Sicile et y découvre les jardins à machines de Palerme.
Début de gros travaux au château d'Hesdin.
Construction du mur d'enceinte du parc.
Premiers paiements d'automates dans les comptes.
Mort de Robert II à la bataille de Courtrai.
Destruction du château par Charles Quint.
Robert II connaissait les jardins de Palerme et leurs machines hydrauliques; Hesdin en reprend l'esprit. Les premiers automates, attestés dans les comptes à partir de 1299, sont surtout des figures de bois mues comme des marionnettes, avec volière à oiseaux mécaniques et groupes de singes sur le pont du pavillon. L'inspiration méditerranéenne est présentée comme probable par JSTOR Daily, qui évoque son goût pour les romans de chevalerie. L'essentiel de l'expansion viendra sous les ducs de Bourgogne.
Robert II meurt à Courtrai en 1302; sa fille Mahaut lui succède, face à la contestation de son neveu Robert III. Elle agrandit le château et fonde un hôpital. Philippe le Bon y donne ensuite des fêtes; en 1553 Charles Quint fait raser le château, dont seuls subsistent le couvent des Clarisses et la chapelle Sainte-Colette.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.