Personnalité historique

Thomas Becket

Chancelier d'Angleterre (1155-1162) · Archevêque de Cantorbéry (1162-1170) · Saint (canonisé en 1173)

Thomas Becket (vers 1118-1170), chancelier d'Henri II Plantagenêt devenu archevêque de Cantorbéry en 1162, est l'adversaire le plus célèbre du roi dans le conflit sur les droits de l'Église d'Angleterre. Refusant les Constitutions de Clarendon de 1164, menacé à Northampton, il s'exile en France le 2 novembre 1164 et y passe six années, d'abord à l'abbaye cistercienne de Pontigny, puis à Sens, sous la protection du pape Alexandre III et du roi Louis VII. Sur Carte des Châteaux, deux lieux jalonnent cet exil. Au débarquement, il aurait séjourné au château de la Motte-aux-Bois, en Flandre, forteresse construite par le comte Robert le Frison ; la tradition locale en a gardé la mémoire jusque dans le vocable de l'église voisine. Six ans plus tard, le 22 juillet 1170, c'est dans une prairie proche du château de Fréteval, entre Vendômois et Blésois, qu'il rencontre Henri II pour une réconciliation fragile : le roi promet la restitution des biens de Cantorbéry mais refuse le baiser de paix. Rentré en Angleterre, Becket est assassiné dans sa cathédrale le 29 décembre 1170 et canonisé dès 1173.

Portrait de Thomas Becket
Naissance21 décembre 1118 ou 1120, Londres
Décès29 décembre 1170, cathédrale de Cantorbéry
FonctionChancelier d'Angleterre (1155-1162) · Archevêque de Cantorbéry (1162-1170)
ÉpoqueXIIe siècle
Histoire & patrimoine

Du chancelier à l'archevêque rebelle

Chancelier d'Henri II à partir de 1155, Becket mène la vie d'un grand seigneur avant d'être promu archevêque de Cantorbéry en 1162. Il s'oppose alors aux Constitutions de Clarendon du 30 janvier 1164, par lesquelles le roi entend soumettre les clercs à la justice royale. Cité devant le grand conseil de Northampton en octobre 1164, il fait appel au pape et s'exile.

Château de FrétevalChâteau de Fréteval
Frise chronologique

Repères dans sa vie

1155

Chancelier d'Henri II.

1162

Archevêque de Cantorbéry.

30 janvier 1164

Constitutions de Clarendon.

2 novembre 1164

Exil en France ; séjour présumé à la Motte-aux-Bois.

1164-1166

Séjour à l'abbaye de Pontigny.

22 juillet 1170

Entrevue de Fréteval avec Henri II.

29 décembre 1170

Assassinat dans la cathédrale de Cantorbéry.

1173

Canonisation.

Patrimoine associé

Les châteaux liés à cette personnalité

2 lieux
Réseau historique

Personnalités liées

Approfondir

Thomas Becket dans l’histoire

1164 : un exil commencé en Flandre

Parti d'Angleterre le 2 novembre 1164, Becket aurait séjourné au château de la Motte-aux-Bois, élevé vers 1065 par le comte de Flandre Robert le Frison, avant de rejoindre le pape Alexandre III à Sens. L'église de la Motte-aux-Bois porte aujourd'hui le vocable de Saint-Thomas-de-Cantorbéry, en souvenir de ce passage ; l'inventaire du patrimoine religieux reste toutefois au conditionnel. Il demeure ensuite deux ans à l'abbaye de Pontigny, jusqu'en 1166, puis quatre ans à Sens, dont la cathédrale conserve un vitrail du XIIIe siècle retraçant sa vie.

Fréteval, 22 juillet 1170 : la paix sans le baiser

Sous la menace d'un interdit pontifical sur ses terres, Henri II accepte de rencontrer Becket dans une prairie voisine de Fréteval, château qu'il avait lui-même renforcé. Les deux anciens amis s'entretiennent longuement à cheval ; le roi promet de restituer les biens de Cantorbéry et d'accepter le retour de l'archevêque, mais refuse le baiser de paix, et l'accord ne tranche pas les questions de fond. Becket décline l'invitation à suivre la cour, regagne l'Angleterre en décembre et est assassiné le 29 par quatre chevaliers du roi.

Début de l'exil de Thomas Becket en Flandre

Novembre 1164 · Séjour traditionnellement rapporté au château des comtes de Flandre au début de l'exil.

La Motte-aux-Bois (Morbecque)
Documentation

Sources de la fiche

Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.