Gemalte Galerien, alchemistische Kassettendecken und Einhörner: 5 Schlösser in Poitou-Charentes, die man wegen ihrer Innenausstattungen besuchen sollte

Innenausstattungen der Renaissance und des Klassizismus in fünf Schlössern der Region Poitou-Charentes (Oiron, Dampierre-sur-Boutonne, Verteuil, Balzac, La Roche-Courbon) – zu entdecken

Gemalte Galerien, alchemistische Kassettendecken und Einhörner: 5 Schlösser in Poitou-Charentes, die man wegen ihrer Innenausstattungen besuchen sollte

Eine 55 Meter lange Galerie, die dem Trojanischen Krieg gewidmet ist, eine Decke voller alchemistischer Embleme, das Haus der Einhornteppiche: fünf Schlösser in den Deux-Sèvres, der Charente und der Charente-Maritime, die man diesen Herbst unbedingt besuchen sollte.

Redaktionelles Journal · Carte des Châteaux ·

Wenn die Tage kürzer werden, verändert sich das Gesicht der Schlösser: Man verweilt weniger in den Gärten und widmet sich stattdessen den Decken. Zwischen dem Thouarsais und der Saintonge belohnen fünf Herrensitze diesen Blick nach oben besonders. Hier liest man die Aeneis auf 55 Metern Wandmalerei, entschlüsselt lateinische Sinnsprüche, die in den Stein gemeißelt sind, und trifft auf die Erinnerung an Teppiche, die nach New York verschifft wurden, sowie an einen Schriftsteller, der von seinem charentesischen Landgut aus die französische Prosa reformierte. Keines dieser Schlösser ist ein starres Museum: Das nördlichste zeigt bis zum Frühjahr zeitgenössische Kunst, das dem Ozean am nächsten gelegene wurde von einem Akademiker vor dem Vergessen bewahrt. Von den Herbstferien bis zu den ersten Adventswochen bietet sich hier die Möglichkeit, einen Herbst voller Innenräume zu erleben – von den nördlichen Deux-Sèvres bis vor die Tore von Saintes.

La grande galerie Renaissance du château d'Oiron et ses peintures murales
In Oiron ziehen die Szenen der Aeneis, gemalt von Noël Jallier, unter einer im 17. Jahrhundert erneuerten Decke entlang. — Franzrycou, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Château d'Oiron

DEUX-SEVRES · Oiron

Château d'Oiron

Le château d'Oiron (Deux-Sèvres), l'un des chefs-d'œuvre de la Renaissance en Poitou, est acquis par la famille Gouffier vers 1450, qui transforme une forteresse médiévale en résidence Renaissance. Artus Gouffier de Boisy (1474-1519), précepteur du futur François Ier, entreprend la construction de la célèbre galerie peinte avant 1547 ; son fils Claude Gouffier (mort en 1570), grand écuyer de France, l'achève et y reçoit les cours d'Henri II et de Charles IX. À partir des années 1620, Louis Gouffier, assigné à résidence, mène d'importants travaux ; entre 1670 et 1707, le duc de La Feuillade et Madame de Montespan ajoutent l'aile droite et le pavillon des Trophées. Passé par plusieurs propriétaires, dont le marquis d'Antin, le château est restauré entre 1869 et 1877 par l'architecte Noël Daviau pour Auguste Fournier de Boisayrault, avant d'entrer dans le patrimoine de l'État en 1941. Longue de 55 mètres et large de 6,10 mètres, la galerie Renaissance, la plus grande galerie peinte conservée en France après celle de Fontainebleau, illustre en quatorze scènes la guerre de Troie et l'Énéide, attribuées au peintre Noël Jallier, payé 182 livres tournois en 1549. Le château conserve également un escalier Renaissance à noyau creux, des plafonds à la française, un cabinet des Muses au décor Louis XIII et une chambre du Roi restée inachevée, réinterprétée par des peintures géométriques de Claude Rutault. Géré par le Centre des monuments nationaux, le château, monument le plus visité des Deux-Sèvres (22 830 visiteurs en 2022), accueille depuis 1993 la collection Curios & Mirabilia, née d'une exposition d'art contemporain de 1987 et réunissant des œuvres de 63 artistes, dont Sol LeWitt, Wolfgang Laib et Christian Boltanski. Le château a servi de décor à la série Catherine de Médicis et à plusieurs épisodes de Secrets d'Histoire.

Galerie Renaissance à caissons sculptés du château de Dampierre-sur-Boutonne, photographie ancienne
La galerie haute de Dampierre dans un cliché ancien de Jean-Eugène Durand, conservé à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. — Jean-Eugène Durand, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Château de Dampierre-sur-Boutonne

CHARENTE-MARITIME · Dampierre-sur-Boutonne

Château de Dampierre-sur-Boutonne

Le château de Dampierre-sur-Boutonne succède à une forteresse antérieure, le Chatel Gaillard, attestée dès 995. À partir de 1495, François de Clermont entreprend sa reconstruction dans le goût de la Renaissance, sur deux îles de la Boutonne ; entre 1545 et 1550, Jeanne de Vivonne fait ajouter deux galeries superposées à l'italienne, dont la galerie haute, ornée de 93 caissons à symbolique alchimique et mythologique en latin et soutenue par 128 clefs pendantes, comparable seulement aux décors des châteaux de Bourges et d'Écuillé. Propriété de la famille Maingot de 1027 à 1342, puis de la maison de Clermont-Tonnerre jusqu'en 1598 et des Fourré jusqu'en 1712, le château est acquis en 1752 par le marquis de Gallifet. François Ier y séjourne en 1539 après une partie de chasse ; repris aux Anglais par Du Guesclin en 1373, le château voit ses archives détruites par les autorités révolutionnaires en 1793 et subit des dommages sous l'Occupation en 1944. La famille Rabault-Texier-Hédelin entreprend sa restauration à partir de 1851 ; un grave incendie détruit la charpente en 1990, mais 80% du mobilier est sauvé. Depuis 2017, le château appartient à la famille Kientz-Pfister-Grunhertz. Classé au titre des monuments historiques en 1926, avec une inscription complémentaire en 1990 pour les communs, ponts, murs d'enceinte et douves, il ouvre toute l'année à la visite, avec intérieurs meublés, jardins Renaissance, installations artistiques et événements culturels et concerts en saison.

Die Auftraggeber und ihre Retter

Claude Gouffier

vers 1501 - 1570

Sohn von Artus Gouffier, Großmeister von Frankreich und Erzieher des jungen Franz I., wurde er unter Heinrich II. Großstallmeister von Frankreich. Als leidenschaftlicher Sammler von Kunstwerken und Handschriften machte er aus Oiron eine Residenz, die würdig war, den Hof aufzunehmen, und beauftragte Noël Jallier mit der bemalten Galerie.

Jeanne de Vivonne

XVIe siècle

Herrin von Dampierre, nach dem Tod ihres Mannes Claude de Clermont im Jahr 1545, ließ sie die italienischen Galerien und ihre Emblem-Decke anbringen. Sie war der Hofgesellschaft der Valois eng verbunden und Mutter von Claude-Catherine de Clermont, der späteren Herzogin von Retz – eine der gelehrtesten Frauen ihrer Zeit.

Jean-Louis Guez de Balzac

1597 - 1654

Geboren in Angoulême, veröffentlichte er 1624 eine erste Briefsammlung, deren Eleganz Maßstäbe setzte. Als einer der ersten Mitglieder der Académie française verbrachte er einen Großteil seines Lebens zurückgezogen auf dem Familienschloss Balzac, von wo aus er mit den Geistesgrößen seiner Zeit korrespondierte.

Pierre Loti

1850 - 1923

Geboren als Julien Viaud in Rochefort, Marineoffizier und Romancier, 1891 in die Académie française gewählt, machte er aus La Roche-Courbon einen literarischen Ort. Sein Einsatz für das Anwesen und seine Wälder, die er „Schloss Dornröschen“ nannte, ebnete den Weg für den Rückkauf und die Restaurierung ab 1920.

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Quellen

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