Épinay-Champlâtreux
Château de Champlâtreux
Poétesse, séjours prolongés
→Comtesse Mathieu de Noailles
Poétesse et romancière née Anna de Brancovan (1876-1933), comtesse Mathieu de Noailles, Anna de Noailles entre en 1897 dans une famille qui possède le château de Champlâtreux, à Épinay-Champlâtreux (Val-d'Oise). Édifié au XVIIIe siècle pour les Molé et passé aux Noailles par l'héritière Clotilde, le domaine, aujourd'hui classé monument historique, fut pour elle un lieu de longs séjours auprès de sa belle-famille. Elle en a tiré le décor du « Château des Bruyères » dans son roman La Nouvelle Espérance.
Le château de Champlâtreux, dans le Val-d'Oise, appartient d'abord aux Molé, famille de magistrats et serviteurs de la monarchie. La notice Mérimée mentionne des constructions de 1736 et 1757 dues au maître d'œuvre Jean-Michel Chevotet ; l'article encyclopédique sur le château donne pour sa part la période 1751-1757, ce qui montre que la datation du chantier varie selon les sources. Après la Révolution, le domaine est restauré par Mathieu Louis Molé. Sa petite-fille Clotilde de la Ferté-Meun l'apporte aux Noailles par son mariage avec Jules de Noailles en 1851. Le domaine est classé monument historique le 9 mars 1989.
Naissance d'Anna de Brancovan (notice d'autorité IdRef : poétesse et romancière, nationalité française).
Mariage de Clotilde de la Ferté-Meun, héritière de Champlâtreux, avec Jules de Noailles, qui fait entrer le domaine dans la famille Noailles.
Anna de Brancovan épouse le comte Mathieu de Noailles et se rattache par lui à la famille propriétaire de Champlâtreux.
Anna de Noailles fait de longs séjours à Champlâtreux, où sa belle-mère Clotilde passait régulièrement l'hiver après son veuvage.
Classement du domaine de Champlâtreux (château, parties construites et parc) au titre des monuments historiques.
Mort d'Anna de Noailles.
Devenue comtesse de Noailles en 1897, Anna fait de longs séjours à Champlâtreux. Selon François Broche (Balade en Val-d'Oise, sur les pas des écrivains, Alexandrines, 1999), elle n'aimait pas sa belle-mère Clotilde, qui y passait régulièrement l'hiver après son veuvage. Le château apparaît, sous le nom de « Château des Bruyères », dans son roman La Nouvelle Espérance, qui évoque la lente pulsation du temps, les parquets cirés, le mobilier raide et les tapisseries. Il s'agit ici d'une lecture rapportée par un guide littéraire et non d'une analyse critique.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.