
Couzou
Château de la Pannonie
propriétaire, fait installer les peintures de 1780
→seigneur de la Pannonie · seigneur de Saint-Projet
Antoine Vidal de Lapize, seigneur de la Pannonie et de Saint-Projet, est le membre de la famille Vidal de Lapize qui fait du vieux repaire de la Pannonie, sur le causse de Gramat à Couzou (Lot), une demeure de plaisance. Avec son épouse Anne d'Arnis, il fait réaliser en 1765 une campagne de travaux qui transforme le château. Selon l'Inventaire, l'architecte toulousain Jacques Rigal de Caulet les aurait conseillés. Vers 1780, il fait installer à la Pannonie un ensemble de peintures sur bois et sur toile provenant du château de Saint-Sulpice, aujourd'hui encore l'un des intérêts majeurs du décor intérieur. Une source secondaire précise qu'il émigra pendant la Révolution et mourut à Mannheim en 1793.
La Pannonie est d'abord une grange de l'abbaye cistercienne d'Obazine sur le causse de Gramat. Le repaire est fortifié au XVIe siècle par les Lagrange, puis acquis en 1685 par les Vidal de Lapize. Antoine Vidal de Lapize, seigneur du lieu et de Saint-Projet, change sa vocation : en 1765, avec son épouse Anne d'Arnis, il fait réaliser des travaux qui donnent au logis l'allure d'un château de plaisance. L'Inventaire général rattache cette campagne à la façade sud et évoque le conseil possible de l'architecte Jacques Rigal de Caulet, qui aurait aussi fourni des meubles. Une autre source décrit plutôt une aile ouest fermant la cour. Ces deux lectures montrent qu'il faut prudemment dater chaque partie de l'édifice.
Château de la PannoniePierre-Antoine Vidal de Lapize de Lunegarde achète la Pannonie en 1685 et en prend possession en 1687. Le domaine reste dans la famille jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Construction de l'aile ouest par Antoine et Pierre de Vidal de la Pize, génération précédente de la famille, selon l'Inventaire. La source secondaire date de 1723 un grand remaniement mené par Jean Vidal de Lapize et ses frères.
Antoine Vidal de Lapize et Anne d'Arnis engagent les travaux qui font de la Pannonie un château de plaisance. L'Inventaire parle de la façade sud et mentionne le conseil possible de Jacques Rigal de Caulet. La source secondaire parle d'une aile ouest qui ferme le quadrilatère.
Installation à la Pannonie d'un ensemble de peintures sur bois et sur toile provenant du château de Saint-Sulpice.
Émigré pendant la Révolution, il meurt à Mannheim. Le domaine est confisqué et ses tours défensives sont abattues (fait rapporté par une source secondaire).
Classement du château, de ses terrasses et de la cour d'honneur au titre des monuments historiques (20 juillet 1992).
Des panneaux peints de l'escalier de la Pannonie sont inscrits au titre des objets mobiliers (arrêté du 21 décembre 2016).
En 1780, Antoine Vidal de Lapize enrichit le décor intérieur en faisant installer à la Pannonie un ensemble de peintures sur bois et sur toile provenant du château de Saint-Sulpice, dans le Lot. Ce remploi de décors anciens dans une demeure rénovée est caractéristique des goûts aristocratiques de la fin de l'Ancien Régime. Selon une source secondaire, onze de ces œuvres ornent aujourd'hui le salon dit de Saint-Sulpice. Une partie du décor peint de la Pannonie, notamment des panneaux de bois datés de la première moitié du XVIIe siècle et placés dans l'escalier, est protégée au titre des objets mobiliers depuis 2016. Les notices Palissy consultées ne précisent toutefois pas leur provenance.
Selon une source secondaire, Antoine Vidal de Lapize émigre pendant la Révolution et meurt à Mannheim en 1793. Le domaine est alors confisqué et ses tours défensives sont démolies. La famille récupère toutefois la Pannonie, puisque l'Inventaire la montre encore entre les mains des Vidal de Lapize au XIXe siècle. Marie Louis Charles Vidal de Lapize restaure alors le château et crée un parc à l'anglaise devant la façade sud. En 1886, le mariage de Marie-Thérèse de Vidal de Lapize avec Félix de Saint-Vincent fait passer le château à la famille Saint-Vincent. Le monument est classé en 1992, et ses dépendances et son parc sont inscrits en 2012.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.