
Couzou
Château de la Pannonie
autorisé à fortifier le repaire (1535-1546)
→Seigneur du repaire de la Pannonie
Michel de Lagrange, dit Carretta, est attesté en 1535 comme seigneur du repaire de la Pannonie (Couzou, Lot), ancienne grange cistercienne de l'abbaye d'Obazine. En 1546, devenu seul maître des lieux, il obtient de l'abbé d'Obazine l'autorisation d'agrandir et de fortifier le repaire (tours-canonnières, créneaux, pigeonniers), sans préjudice des droits de l'abbaye. L'Inventaire général rattache à ces travaux les croisées moulurées des façades est et ouest, dont les allèges sont percées de trous de tir. Il appartient à une lignée de marchands de Rocamadour, les Lagrange, que les sources touristiques font remonter à Pierre Lagrange, bâtisseur au XVe siècle d'une demeure noble sur plan en U à l'emplacement de la grange.
D'après la notice de l'Inventaire général d'Occitanie, Michel de Lagrange, dit Carretta, apparaît en 1535 comme seigneur du repaire de la Pannonie, première mention du terme « repaire » pour ce lieu. Le domaine, cité dès 1286 comme grange de l'abbaye cistercienne d'Obazine, était resté lié à celle-ci par des droits : en 1458, un Pierre de Lagrange reconnaît encore des cens dus à l'abbaye.
Château de la PannonieLa Pannonie est mentionnée comme grange de l'abbaye d'Obazine.
Pierre de Lagrange reconnaît des cens dus à l'abbaye d'Obazine.
Michel de Lagrange, dit Carretta, est cité comme seigneur du repaire de la Pannonie.
Seul propriétaire, il obtient de l'abbé d'Obazine le droit d'agrandir et de fortifier le repaire.
En 1546, Michel de Lagrange devient seul propriétaire du repaire et sollicite l'abbé d'Obazine pour l'agrandir et le fortifier. Il obtient le droit d'y faire édifier tours-canonnières, créneaux et pigeonniers pour sa défense et sa sûreté, sans préjudice des droits de l'abbaye. Les croisées moulurées des façades est et ouest, dont les allèges comportent des trous de tir, sont rapprochées de ces travaux par l'Inventaire.
Les sites de visite présentent les Lagrange comme des marchands de Rocamadour. Ils attribuent à Pierre Lagrange, dans la seconde moitié du XVe siècle, la construction d'une demeure noble en U à la place de la grange monastique, avant les remaniements classiques du XVIIIe siècle. Cette chronologie diffère de celle de l'Inventaire, qui situe la fortification de 1546 sous Michel ; le lien exact entre les deux Lagrange n'est pas précisé dans les sources consultées.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.