
Le Palais
Citadelle Vauban
détenu politique au Dépôt de Belle-Île
→Armand Barbès (Pointe-à-Pitre, 18 septembre 1809 – La Haye, 26 juin 1870) est l'une des grandes figures du républicanisme révolutionnaire français. Condamné à mort en 1839 puis gracié, emprisonné au Mont-Saint-Michel, brièvement député de l'Aude en 1848, il est condamné après le 15 mai 1848 et rejoint en 1850 le Dépôt de Belle-Île, installé sur les glacis de la citadelle Vauban du Palais, où il retrouve Auguste Blanqui et quelque trois cents autres détenus politiques. Gracié par Napoléon III en octobre 1854, il choisit l'exil et meurt aux Pays-Bas. Pour la citadelle de Belle-Île, il est l'un des deux détenus politiques les plus célèbres, associé au mur de la Haute-Boulogne.
Après sa condamnation consécutive au 15 mai 1848, Barbès est transféré en 1850 au Dépôt de Belle-Île. Les sources divergent sur la date exacte de son arrivée (été 1850 selon un site consacré à Barbès) ; seule la date du 30 octobre 1850 est documentée pour Blanqui. Le dépôt, entouré du mur de la Haute-Boulogne (670 m à l'origine, environ 338 m conservés), devient maison de détention et de déportation. Barbès en quitte la détention à la suite de sa grâce de 1854 ; il avait refusé le principe d'une grâce impériale, et les circonstances précises de son départ (lettre à George Sand) ne sont rapportées que par une source militante non institutionnelle.
Citadelle VaubanNaissance à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe (18 septembre).
Condamné à mort par la Cour des pairs après l'insurrection du 12 mai 1839, peine commuée en détention perpétuelle ; il est envoyé au Mont-Saint-Michel.
Transféré à la maison centrale de Nîmes en raison de son état de santé.
Libéré par la révolution de Février, élu à la Constituante pour l'Aude ; il siège du 23 avril au 15 mai 1848.
Son rôle le 15 mai 1848 lui vaut une nouvelle condamnation à la détention perpétuelle.
Détenu au Dépôt de Belle-Île, aux côtés de Blanqui (arrivé le 30 octobre 1850) et d'environ 300 autres prisonniers politiques.
Gracié par Napoléon III, il part en exil volontaire (Belgique, Pays-Bas, etc.).
Mort à La Haye.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.